mardi 23 février 2010

Pas assez rapide...

Je regarde avec intérêt le tournoi olympique de hockey masculin et de façon plus particulièrement les matchs de l’équipe canadienne. J’ai également vu des rencontres opposant d’autres formations. Ce qui me frappe le plus, c’est comment les patineurs européens semblent beaucoup plus fluide sur patin que les Canadiens ou même les Nord-Américains dans l’ensemble.
Ce texte est écrit deux jours après la défaite du Canada contre les Américains et quelques heures avant la rencontre contre l’Allemagne. Si vous lisez mon blogue depuis le début, vous savez que je n’étais pas d’accord avec les omissions de Mike Green et Brad Richards au sein de l’équipe canadienne. J’aurais tout aussi bien pu ajouter deux autres noms qui, à la suite de ce que j’ai bu, auraient apporté une dimension toute autres au CANADA : Martin St-Louis et Steven Stamkos. On a bâti une équipe solide sur le plan physique, sauf qu’il manque de rapidité. À l’attaque, Sidney Crosby est au-dessus de tout le monde. Le seul autre attaquant dont le coup de patin est une arme redoutable est Patrick Marleau. En défensive, Scott Niedermeyer, qui pourrait sans doute mieux jouer, et Duncan Keith sont les seuls à se démarquer, en plus de Drew Doughty, probablement la révélation de ce tournoi pour les locaux jusqu’ici. Les joueurs sélectionnés ont tous des habiletés, à n’en pas douter. Mais le jeu se déplace beaucoup plus rapidement à ce niveau et je ne suis pas certain que l’équipe canadienne s’est donné les meilleures chances possibles. À cet égard, j’ajouterais l’observation suivante : le Canada a compté sur trop peu de surnombre à l’attaque depuis le début du tournoi, une situation due selon moi en grande partie à un manque de rapidité de la part des attaquants, incapables de se démarquer devant des équipes plus rapides. Les Getzlaf, Perry, Morrow et autres peuvent bien exceller dans les coins. Le problème, c’est qu’au hockey, comme dans pratiquement tous les sports, c’est au centre que ça se gagne.

mercredi 3 février 2010

Comment se débarrasser de Gomez??

Le Canadien, grâce encore une fois au brio de Jaroslav Halak, est allé voler deux points aux Canucks de Vancouver au Centre Bell. On se demande toujours quand ils flanchera, tellement ses performances depuis un an semblent irréalistes mais faudra se rendre à l’évidence : il a l’étoffe d’un numéro un.
J’aimerais par contre m’attarder sur les boulets que porteront le Canadien au cours des prochaines années, soit les contrats de Scott Gomez et Brian Gionta. Oui, j’ajoute le nom de Gionta au groupe puisque sa production ne justifie certes pas un tel investissement, même si on ne peut lui reprocher quoi que ce soit sur le plan de l’éthique de travail. Gionta est un compteur d’une vingtaine de buts tandis que Gomez, s’il « paraît » bien sur la glace, n’apporte franchement pas grand chose à l’attaque de l’équipe. Comment se sortir de cette situation financière dans laquelle le Canadien s’est embourbé?
Il n’y a que trois solutions selon moi et elles ne touchent que Gomez. La première est le rachat du contrat de Gomez. Coût : environ 5 millions annuellement pour le reste de la durée du contrat ou encore 2,5 pour le double de cette durée! Deuxième option : une transaction avec une équipe désireuse également de se débarrasser d’un contrat imposant. Et la troisième : offrir Gomez sur le marché, mais accompagné d’un espoir de premier plan afin de rendre le produit plus alléchant. Une équipe qui se verrait offrir Gomez et P.K. Subban par exemple pourrait y penser deux fois! Subban est assuré de ne pas défoncer la banque pendant au moins trois ans, le temps d’absorber un tant soit peu l’argent dépensé sur Gomez. Bien sûr, Subban est maintenant considéré comme un intouchable actuellement. Sauf que dans le contexte actuel, le Canadien n’a aucune marge de manœuvre à court et moyen terme en raison du contrat de Gomez. On peut se montrer patient et entreprendre la reconstruction une fois son contrat terminé. Mais est-on prêt à attendre cinq ans???

lundi 1 février 2010

Brian Burke : de la suite dans les idées!

Brian Burke a décidé de prendre le taureau par les cornes : six joueurs qui étaient avec les Maple Leafs de Toronto samedi se retrouvent maintenant ailleurs. Les Leafs n’ont pas donné un seul joueur d’impact pour obtenir Dion Phaneuf dans ce qui ressemble à un geste de panique chez les Flames de Calgary. Burke a toujours fonctionné de la même façon que ce soit à Vancouver ou Anaheim : bâtir d’abord avec des défenseurs de premier plan. À Vancouver, lorsque Pavel Bure a exigé de partir, Burke savait ce qu’il voulait en retour : un défenseur étoile. Il l’a obtenu avec Ed Jovanovski. Idem avec Anaheim avec les acquisitions de Scott Niedermayer et Chris Pronger. À Toronto, Burke a commencé avec François Beauchemin et Mike Komisarek, deux défenseurs commandant le respect mais dont la spécialité n’est pas la finesse. Est-ce que l’arrivée de Phaneuf signifie le départ de Tomas Kaberle? Pour les Leafs, j’espère que non. Kaberle demeure le meilleur de l’équipe avec la rondelle, y compris Phaneuf. Mais si on veut faire une place à Luke Schenn au sein des deux premières paires de défenseurs, il faudra bien procéder à une transaction. De toute façon, je crois que les Leafs sont en de bonnes mains, ce qui n’est pas de très bon augure pour le Canadien!
Quant aux Flames, je crois que les Flames n’iront nulle part tant et aussi longtemps que les Sutter seront à la tête de l’organisation. Ils se sont taillés une place dans la Ligue nationale à force de travail, à leur crédit d’ailleurs. Sauf que dans le hockey d’aujourd’hui, il faut un minimum de connaissance technique et je ne suis pas du tout certain que Brent, l’entraîneur-chef, connaisse d’autres solutions que de dire à ses joueurs de travailler plus fort.