mercredi 5 octobre 2011
Prédictions 2011-2012
PREDICTIONS 2011-2012
C’est finalement demain que s’amorcera la saison 2011-2012 dans la Ligue nationale de hockey. C’est le temps d’évaluer les forces en présence pour tenter de prévoir où se classera notre équipe favorite à la fin de la campagne. Bien souvent, ces pronostics sont alimentées par notre passion envers une équipe en particulier, ce qui est par ailleurs pas du tout contre-indiqué!!! Je vais me garder une petite gêne quant à mes prédictions subjectives… pour l’instant. Je vais tout de même partager avec vous mon analyse annuelle des équipes qui ont le plus de chances de s’améliorer cette année et les formations qui pourraient prendre une jolie débarque.
Un petit mot d’abord sur ma méthode. Il y a plusieurs années, un dénommé Bill James, celui qui a popularisé l’étude statistiques au baseball, avait établi que contrairement à la croyance populaire, les matchs serrés n’étaient pas une question de caractère et de ténacité mais aussi et surtout… de chance. Il avait notamment indiqué que les meilleures équipes avaient plutôt tendance à gagner leurs matchs de façon décisive. Je vous entends tous : « C’est au baseball que ça fonctionne, pas au hockey! » J’ai eu initialement la même réaction. J’ai donc fait moi-même une étude de corrélation et surprise, les conclusions de Bill James s’appliquent aussi au hockey. D’ailleurs, je vous invite à jeter un coup d’œil aux deux listes suivantes, une avec les équipes ayant le meilleur dossier quand le match se termine par la marge d’un but, et l’autre avec des marges finales de trois buts et plus.
Marge de trois buts et plus Marge d’un but
V D V D
VAN 20 6 0,769 ANA 29 15 0,659
BOS 20 7 0,741 N.J 21 13 0,618
CHI 17 7 0,708 PIT 24 16 0,600
NYR 16 8 0,667 L.A 22 15 0,595
PHI 20 10 0,667 MTL 19 13 0,594
NSH 19 10 0,655 DAL 23 17 0,575
WSH 14 8 0,636 WSH 26 20 0,565
PIT 18 11 0,621 T.B 23 18 0,561
S.J 16 10 0,615 DET 21 17 0,553
CGY 14 10 0,583 ATL 22 18 0,550
Pas besoin d’être un mathématicien pour constater que l’ordre des équipes à gauche ressemble pas mal plus au classement normal des équipes que celui de droite! Et c’est tout à fait normal qu’il en soit ainsi. Lors des matchs serrés, l’issue peut être décidé par des facteurs qu’on ne contrôle pas, par exemple un bâton brisé au mauvais moment, un mauvais rebond, une blessure, un bris d’équipement, une mauvaise décision d’un arbitre, etc. Guy Carbonneau disait d’ailleurs lors des fusillades qu’on pourrait pratiquement jouer à pile ou face pour déterminer un gagnant. Compte tenu de ces constats, peut-on prétendre que les équipes qui ont une bonne fiche avec la marge d’un but ont été chanceuses? Pas si vite! Tout dépend si ce dossier correspond ou non avec la fiche de l’équipe… avec une marge de trois buts et plus. C’est lorsqu’il y a une grande différence entre les deux qu’on peut établir si une équipe a été chanceuse ou non.
Voici un exemple tiré de la saison 2009-2010. Les Sénateurs d’Ottawa ont terminé cette saison avec un dossier remarquable de 20-11 dans les rencontres se terminant avec la marge d’un but. Mais leur dossier dans les rencontres se terminant avec de grands écarts était épouvantable : 10-22! C’était clair que les Sénateurs avaient été extrêmement chanceux et qu’il était improbable qu’ils puissent être aussi favorisés par le hasard. Il leur fallait donc impérativement hausser leur jeu de façon sensible seulement pour demeurer au même point au classement. Dans l’autre spectre, les Rangers de New York et les Bruins de Boston avaient au contraire été malchanceux.
Maintenant pour la saison 2010-2011, quelles ont été les équipes chanceuses et malchanceuses? Regardons les équipes chanceuses d’abord.
Écart d’un but Écarts de trois buts et plus Différence
ANA 29 15 0,659 11 16 0,407 -0,252
N.J 21 13 0,618 10 17 0,370 -0,247
ATL 22 18 0,550 8 16 0,333 -0,217
COL 20 21 0,488 7 16 0,304 -0,183
TOR 20 17 0,541 10 18 0,357 -0,183
MIN 16 14 0,533 11 20 0,355 -0,178
MTL 19 13 0,594 13 17 0,433 -0,160
CBJ 19 23 0,452 8 19 0,296 -0,156
DAL 23 17 0,575 13 15 0,464 -0,111
OTT 13 20 0,394 8 20 0,286 -0,108
Évidemment, un calendrier de 82 matchs a tendance à amenuiser le facteur chance ou hasard au cours d’une saison. Il n’en demeure pas moins que certaines équipes sont favorisées par la chance et Anaheim en a amplement profité. Est-ce que ça signifie que les Ducks sont condamnés à ne pas faire les séries? Non, car si c’était une certitude, on n’aurait plus besoin de disputer des matchs pour déterminer les champions! Par contre, les probabilités qu’ils soient aussi chanceux cette saison sont très minces. Les Ducks devront absolument élever leur niveau, sinon ils rateront les séries. Une seule autre équipe qui a fait les séries l’an dernier compte parmi les chanceuses : oui, oui, le Canadien. Les hommes de Jacques Martin devront eux aussi hausser leur jeu d’un cran, à défaut de quoi la séquence de saisons consécutives à se qualifier les séries sera stoppée à quatre.
Pour la forme voici les équipes malchanceuses ou encore celles dont le dossier peut encore s’améliorer.
Écart d’un but Écart de trois buts et plus Différence
CHI 16 22 0,421 17 7 0,708 0,287
BOS 16 18 0,471 20 7 0,741 0,270
VAN 19 16 0,543 20 6 0,769 0,226
NSH 18 21 0,462 19 10 0,655 0,194
PHI 20 21 0,488 20 10 0,667 0,179
STL 14 24 0,368 13 11 0,542 0,173
NYI 12 28 0,300 13 15 0,464 0,164
NYR 21 18 0,538 16 8 0,667 0,128
CGY 19 21 0,475 14 10 0,583 0,108
EDM 9 22 0,290 12 19 0,387 0,097
Il ne s’agit pas de certitudes ici mais de probabilités car évidemment, c’est sur la glace que tout va se décider à compter de demain. J’espère que cet outil vous aidera dans vos prédictions!!
mercredi 13 avril 2011
Comparaison des forces en présence!!
À la veille du début des séries, il est de bon aloi d’y aller de prédictions. Il peut être utile avant de s’avancer dans une telle aventure d’évaluer les forces en présence. On peut procéder de façon analytique pour évaluer une équipe. Une étude statistique peut aussi contribuer grandement à cette analyse.
Depuis quelques années, j’ai constaté que la fiche d’une équipe lors des matchs qui se terminent par des marges de trois buts et plus est extrêmement révélateur quant à la force d’une formation. Les statistiques de corrélation sont d’ailleurs révélatrices égard.
Les matchs serrés sont plus susceptibles d’être déterminés par des facteurs incontrôlables, ce qui n’est pas le cas lors des matchs à grands écarts.
Ceci étant établi, je me suis arrêté d’abord sur le cas du Canadien et des Bruins. Parmi toutes les équipes en séries, le Canadien est dernier dans l’Est dans les matchs se terminant par trois buts ou plus (13-17) tandis que les Bruins (20-7) sont premiers dans l’Est. Seuls les Ducks d’Anaheim sont pires que le Canadien alors que les Bruins ne sont devancés que par Vancouver. En fait, l’écart entre les Bruins et le Canadien est le plus grand parmi toutes les confrontations de la première ronde des séries! De prétendre que le Canadien est dans le trouble il n’y a qu’un pas… que je vais franchir!
Vancouver a terminé premier au classement dans le circuit, une position confirmée par la meilleure fiche dans les matchs à grands écarts. Par contre, les Canucks affronteront les Blackhawks de Chicago. Ces derniers ont non seulement remporté la Coupe Stanley l’an dernier, ils ont aussi éliminé les Canucks au cours des deux dernières campagnes. Certains diront que les Blackhawks se sont qualifiés par défaut. Sauf que leur fiche globale est fort trompeuse. Dans les matchs à grands écarts, Chicago a obtenu le troisième meilleur dossier de toute la Ligue nationale, derrière Vancouver et Boston. De ce fait, la série Vancouver-Chicago est de loin la plus relevée en première ronde.
Autre série relevée : Washington-Rangers. Les Capitals ont devancé les Rangers au classement. Sauf que les New-Yorkais ont eu un meilleur dossier que les Caps dans les matchs se terminant avec des marges de trois buts et plus. Le danger guette les Capitals ici!
Quelles sont les séries les plus inégales? Montréal-Boston, suivi de Nashville-Anaheim, en faveur des Prédateurs. La série les plus serrée? Detroit-Phoenix, qui est aussi le moins relevée des séries de première ronde, les Wings ayant été incapables de jouer pour ,500 dans les matchs significatifs.
Voici un tableau de chacune des séries avec leurs dossiers dans les matchs à grands écarts.
MTL 13 17 0,433
BOS 20 7 0,741
PHI 20 10 0,667
BUF 10 10 0,500
WSH 14 8 0,636
NYR 16 8 0,667
T.B 12 14 0,462
PIT 18 11 0,621
CHI 17 7 0,708
VAN 20 6 0,769
NSH 19 10 0,655
ANA 11 16 0,407
S.J 16 10 0,615
L.A 12 9 0,571
DET 12 13 0,480
PHX 12 12 0,500
Depuis quelques années, j’ai constaté que la fiche d’une équipe lors des matchs qui se terminent par des marges de trois buts et plus est extrêmement révélateur quant à la force d’une formation. Les statistiques de corrélation sont d’ailleurs révélatrices égard.
Les matchs serrés sont plus susceptibles d’être déterminés par des facteurs incontrôlables, ce qui n’est pas le cas lors des matchs à grands écarts.
Ceci étant établi, je me suis arrêté d’abord sur le cas du Canadien et des Bruins. Parmi toutes les équipes en séries, le Canadien est dernier dans l’Est dans les matchs se terminant par trois buts ou plus (13-17) tandis que les Bruins (20-7) sont premiers dans l’Est. Seuls les Ducks d’Anaheim sont pires que le Canadien alors que les Bruins ne sont devancés que par Vancouver. En fait, l’écart entre les Bruins et le Canadien est le plus grand parmi toutes les confrontations de la première ronde des séries! De prétendre que le Canadien est dans le trouble il n’y a qu’un pas… que je vais franchir!
Vancouver a terminé premier au classement dans le circuit, une position confirmée par la meilleure fiche dans les matchs à grands écarts. Par contre, les Canucks affronteront les Blackhawks de Chicago. Ces derniers ont non seulement remporté la Coupe Stanley l’an dernier, ils ont aussi éliminé les Canucks au cours des deux dernières campagnes. Certains diront que les Blackhawks se sont qualifiés par défaut. Sauf que leur fiche globale est fort trompeuse. Dans les matchs à grands écarts, Chicago a obtenu le troisième meilleur dossier de toute la Ligue nationale, derrière Vancouver et Boston. De ce fait, la série Vancouver-Chicago est de loin la plus relevée en première ronde.
Autre série relevée : Washington-Rangers. Les Capitals ont devancé les Rangers au classement. Sauf que les New-Yorkais ont eu un meilleur dossier que les Caps dans les matchs se terminant avec des marges de trois buts et plus. Le danger guette les Capitals ici!
Quelles sont les séries les plus inégales? Montréal-Boston, suivi de Nashville-Anaheim, en faveur des Prédateurs. La série les plus serrée? Detroit-Phoenix, qui est aussi le moins relevée des séries de première ronde, les Wings ayant été incapables de jouer pour ,500 dans les matchs significatifs.
Voici un tableau de chacune des séries avec leurs dossiers dans les matchs à grands écarts.
MTL 13 17 0,433
BOS 20 7 0,741
PHI 20 10 0,667
BUF 10 10 0,500
WSH 14 8 0,636
NYR 16 8 0,667
T.B 12 14 0,462
PIT 18 11 0,621
CHI 17 7 0,708
VAN 20 6 0,769
NSH 19 10 0,655
ANA 11 16 0,407
S.J 16 10 0,615
L.A 12 9 0,571
DET 12 13 0,480
PHX 12 12 0,500
lundi 7 février 2011
Salut Woodie Fryman!
J’ai été peiné et surpris d’apprendre le décès de Woodie Fryman vendredi à l’âge de 70 ans. J’avais eu l’occasion de m’entretenir avec lui il y a quelques années à peine dans le cadre de me recherche sur mon livre traitant des Expos de 1977 à 1984, « L’époque glorieuse des Expos ».
Woodie Fryman était mon lanceur favori au milieu des années 1970. Je me souviens des interminables discussions que j’avais avec mon cousin qui lui, défendais les qualités de Steve Rogers. L’avenir devait lui donner raison mais à l’époque, soit en 1975 et 1976, Fryman avait la cote des amateurs. Il a presque toujours bénéficié de l’appui des amateurs en raison de son professionnalisme et de son tempérament très terre à terre. David Palmer m’a d’ailleurs indiqué que c’est Fryman qui lui a appris comment se comporter en véritable athlète professionnel. « Tu peux t’amuser, mais auparavant, assure-toi d’avoir fait ton travail de préparation convenablement », lui rappelait Fryman. D’ailleurs, Palmer, Fryman et Ray Burris étaient tout simplement inséparables lorsqu’ils se sont retrouvés avec les Expos.
À son arrivée à Montréal en 1975, Fryman s’est rapidement fait des amis, réalisant trois blanchissages de suite dans les premières semaines de la saison, dont deux contre les redoutables Pirates de Pittsburgh. En 1976, il a récolté 13 victoires avec une équipe qui devait en perdre plus de 100 dans ce qui a probablement été l’édition le plus pathétique de l’histoire des Expos. Son transfert à Cincinnati n’a toutefois pas eu l’effet attendu. Il se rapprochait certes de son domicile du Kentucky (seule une rivière sépare Cincinnati de l’état du Kentucky). Mais Fryman n’était pas à l’aise avec l’atmosphère qui prévalait chez les Reds. Après avoir été muté dans l’enclos des releveurs, il avait exigé une transaction, menaçant de retourner chez lui si son vœu n’était pas exaucé. Sparky Anderson, le gérant des Reds, lui avait alors dit qu’il ne tournerait pas le dos à un aussi bon salaire. Fryman lui a alors rétorqué : « Je n’ai jamais eu beaucoup d’argent et je n’en ai pas besoin davantage. » Donnant suite à ses menaces, Fryman était retourné chez lui. Les Reds l’avaient pas la suite échangé aux Cubs, avec lesquels il n’aura passé que quelques mois avant son retour avec les Expos en 1978. En 1980, Fryman s’est élevé au rang de releveur numéro de l’équipe, connaissant une séquence exceptionnelle en mai et juin, n’accordant aucun point et seulement sept coups sûrs en 23 manches, réparties en 13 présences, incluant trois présences de plus de trois manches! Aujourd’hui, les releveurs numéro un lancent rarement plus d’une manche. Je me souviendrai toute ma vie de ce fameux samedi après-midi à Philadelphie, quand Woodie Fryman a surpris Lonnie Smith au coin extérieur pour clore un match crucial contre les Phillies lors de l'avant-dernier week-end de la saison 1980! La semaine suivante, il devait accorder un simple à Bob Boone au Stade olympique, qui créait l'égalité après deux retraits en neuvième. En entrevue, Fryman ne s'est jamais défilé, racontant que son tir était beaucoup trop invitant! Mike Schmidt devait éliminer les Expos quelques manches plus tard.
Que sa carrière ait pris fin en 1983 n’a rien de surprenant quand on tient compte du fait que la saison précédente, il a dû se réchauffer à outrance dans l’enclos, beaucoup plus qu’à la normale en raison du climat d’insécurité entourant le groupe de releveurs. Et comme il souffrait d’arthrite chronique, qu’il ait lancé jusqu’à l’âge de 43 ans tient du prodige.
Merci Woodie, d’avoir fait partie d’une partie de mon adolescence et aussi, d’une équipe qui nous a fait tous vibrer, nous, amateurs de baseball des années 1970 et 1980!
Woodie Fryman était mon lanceur favori au milieu des années 1970. Je me souviens des interminables discussions que j’avais avec mon cousin qui lui, défendais les qualités de Steve Rogers. L’avenir devait lui donner raison mais à l’époque, soit en 1975 et 1976, Fryman avait la cote des amateurs. Il a presque toujours bénéficié de l’appui des amateurs en raison de son professionnalisme et de son tempérament très terre à terre. David Palmer m’a d’ailleurs indiqué que c’est Fryman qui lui a appris comment se comporter en véritable athlète professionnel. « Tu peux t’amuser, mais auparavant, assure-toi d’avoir fait ton travail de préparation convenablement », lui rappelait Fryman. D’ailleurs, Palmer, Fryman et Ray Burris étaient tout simplement inséparables lorsqu’ils se sont retrouvés avec les Expos.
À son arrivée à Montréal en 1975, Fryman s’est rapidement fait des amis, réalisant trois blanchissages de suite dans les premières semaines de la saison, dont deux contre les redoutables Pirates de Pittsburgh. En 1976, il a récolté 13 victoires avec une équipe qui devait en perdre plus de 100 dans ce qui a probablement été l’édition le plus pathétique de l’histoire des Expos. Son transfert à Cincinnati n’a toutefois pas eu l’effet attendu. Il se rapprochait certes de son domicile du Kentucky (seule une rivière sépare Cincinnati de l’état du Kentucky). Mais Fryman n’était pas à l’aise avec l’atmosphère qui prévalait chez les Reds. Après avoir été muté dans l’enclos des releveurs, il avait exigé une transaction, menaçant de retourner chez lui si son vœu n’était pas exaucé. Sparky Anderson, le gérant des Reds, lui avait alors dit qu’il ne tournerait pas le dos à un aussi bon salaire. Fryman lui a alors rétorqué : « Je n’ai jamais eu beaucoup d’argent et je n’en ai pas besoin davantage. » Donnant suite à ses menaces, Fryman était retourné chez lui. Les Reds l’avaient pas la suite échangé aux Cubs, avec lesquels il n’aura passé que quelques mois avant son retour avec les Expos en 1978. En 1980, Fryman s’est élevé au rang de releveur numéro de l’équipe, connaissant une séquence exceptionnelle en mai et juin, n’accordant aucun point et seulement sept coups sûrs en 23 manches, réparties en 13 présences, incluant trois présences de plus de trois manches! Aujourd’hui, les releveurs numéro un lancent rarement plus d’une manche. Je me souviendrai toute ma vie de ce fameux samedi après-midi à Philadelphie, quand Woodie Fryman a surpris Lonnie Smith au coin extérieur pour clore un match crucial contre les Phillies lors de l'avant-dernier week-end de la saison 1980! La semaine suivante, il devait accorder un simple à Bob Boone au Stade olympique, qui créait l'égalité après deux retraits en neuvième. En entrevue, Fryman ne s'est jamais défilé, racontant que son tir était beaucoup trop invitant! Mike Schmidt devait éliminer les Expos quelques manches plus tard.
Que sa carrière ait pris fin en 1983 n’a rien de surprenant quand on tient compte du fait que la saison précédente, il a dû se réchauffer à outrance dans l’enclos, beaucoup plus qu’à la normale en raison du climat d’insécurité entourant le groupe de releveurs. Et comme il souffrait d’arthrite chronique, qu’il ait lancé jusqu’à l’âge de 43 ans tient du prodige.
Merci Woodie, d’avoir fait partie d’une partie de mon adolescence et aussi, d’une équipe qui nous a fait tous vibrer, nous, amateurs de baseball des années 1970 et 1980!
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