vendredi 30 octobre 2009

La chance a souri au CH jusqu'ici...

Lorsque Andrei Markov s’est blessé en début de saison, tous s’accordaient qu’il s’agissait du pire scénario envisageable pour le Canadien. Markov est le meilleur actif chez le Tricolore. L’an dernier, le défenseur russe a été de loin le meilleur passeur chez les défenseurs de toute la ligue nationale lors des avantages numériques dans les situations importantes. À la suite d’une telle perte, la mission du Canadien était claire : garder la tête au-dessus de l’eau en attendant le retour de son joueur-vedette. Jusqu’ici, on peut dire mission accomplie puisque l’équipe se maintient avec six victoires et six défaites. Il en faudra plus bien sûr pour accéder aux séries mais en attendant le retour de Markov, il s’agit de survivre. Dans le cas du Canadien, survivre est le mot juste puisque le dossier actuel de l’équipe ne reflète pas du tout son rendement général.
Depuis le début de la campagne, les hommes de Jacques Martin ont été très chanceux, le hasard les favorisant grandement. Des 12 rencontres disputées jusqu’ici, huit ont été décidées par un seul but, dont quatre en prolongation. Contrairement à la croyance populaire, la fiche d’une équipe dans les rencontres se terminant avec un écart d’un seul but n’est pas nécessairement le reflet de son caractère. Dans tous les sports d’équipe, des facteurs hors de contrôle des joueurs et des entraîneurs peuvent survenir en cours de compétition. Au hockey, il peut s’agit d’un hors-jeu raté par les juges de ligne, un mauvais rebond, un bris d’équipement à un joueur clé, une blessure, etc. Dans les matchs serrés, ces facteurs incontrôlables ont un impact plus important dans l’issue des rencontres puisqu’il faut peu pour faire balancer le poids de la victoire d’un côté ou de l’autre. D’ailleurs, une étude que j’ai réalisée au cours des deux dernières années démontre que le dossier lors des matchs se terminant par des écarts élevés (trois buts et plus) est plus révélateur de la valeur d’une équipe que les matchs serrés (écart d’un but). C’est encore plus vrai lors des fusillades. Guy Carbonneau, lorsqu’il dirigeait le Canadien, ne cessait de répéter que le résultat en fusillade pouvait aussi bien aller d’un côté ou de l’autre, sans égard aux forces en présence. Et rappelez-vous il y a deux ans, lorsque les Oilers d’Edmonton et Mathieu Garon semblaient invincibles en fusillade. Malheureusement pour eux, il était pratiquement impossible de soutenir un tel rythme deux années consécutives de sorte que les Oilers ont raté les séries encore une fois l’an dernier.
Cette saison, le Canadien a inscrit cinq victoires en huit matchs dans les rencontres serrées mais seulement une sur trois dans les matchs à sens unique. Une disparité trop importante pour espérer que le Tricolore puisse continuer à amasser des victoires de façon régulière, surtout que quatre de ces victoires ont été récoltées en prolongation. Jusqu’ici, le Canadien s’en est tiré avec la contribution de Dame Chance. Mais celle-ci a la particularité d’être très aléatoire dans son application. Il faudra un sérieux coup de barre pour redresser la situation.

jeudi 29 octobre 2009

L'illusion de jouer pour ,500

En ce jeudi matin, au lendemain d'un retour sur terre brutal pour le Canadien après une série de quatre victoires, les hommes de Jacques Martin se retrouvent avec un dossier de six victoires et six défaites, ou encore avec une fiche de ",500". Pas si mal direz-vous pour une formation qui a perdu cinq matchs de suite en début de saison. C'est une façon de voir les choses.
Une fiche de ,500 devrait théoriquement permettre à n'importe quelle équipe de se maintenir au milieu du classement général ou de son association. Je dis bien théoriquement! Une fiche de ,500 signifie qu'on va perdre et gagner à un rythme à peu près égal. Mais la Ligue nationale de hockey étant ce qu'elle est, ses dirigeants récompensent les perdants en leur accordant un point lors de matchs dont l'issue est décidée en prolongation ou en fusillade. Ce point peut sembler insignifiant à première vue mais change complètement les données en fin de saison, de sorte qu'il faut en moyenne 92 points pour accéder aux séries. Ces 92 points représentent aussi le nombre de points accumulés par une équipe MOYENNE au fil des ans. C'est dix points au-dessus de la barre théorique de ,500. Autrement dit, à l'heure actuelle, le Canadien aurait très peu de chances d'accéder aux séries au rythme actuel, avec ses 12 points en 12 matchs.
Ce qui devrait inquiéter davantage les partisans du Canadien, c'est la façon dont ils ont gagné et perdu leurs matchs. Afin d'évaluer une équipe, on se base généralement sur le dossier victoires-défaites. Une autre statistique est aussi révélatrice, sinon davantage: le différentiel de buts. Et cette saison, le Canadien en arrache drôlement. Je reviendrai au cours des prochains jours sur l'importance à accorder à ce différentiel et pourquoi le Canadien a été extrêmement chanceux depuis le début de la saison...

mercredi 28 octobre 2009

Ça commence ce soir: Phillies-Yankees!

C'est ce soir que sera présenté le premier match de la Série mondiale version 2009, entre les Phillies de Philadelphie et les Yankees de New York. Une série qui ne manque pas d'intérêt en raison surtout du retour des Yankees à la classique annuelle. On aura beau se plaindre de leur masse salariale délirante qui permet à leurs dirigeants de masquer des erreurs de gestion, il n'en demeure pas moins que cette équipe mythique ne laisse personne indifférent.
Plusieurs s'attendent à un festival de points non sans raison: les deux équipes ont mené leur ligue respective à l'attaque cette saison. J'entends déjà les critiques: les Yankees et les Phillies jouent dans des stades où les frappeurs sont largement favorisés. C'est tout à fait exact. Par contre, même en tenant compte de cette réalité, les deux équipes ont tout de même été les meilleures en offensive. Le site http://www.baseball-reference.com/, de mon bon ami Sean Forman, donne une statistique (OPS+) qui donne une idée générale de l'apport offensif d'une équipe, en tenant compte du stade dans laquelle elle évolue. Les Phillies ont terminé l'année avec une attaque supérieure de huit pour cent à la moyenne. Du côté des Yankees, leur domination a été encore plus impressionnante: 19 pour cent de plus que la moyenne. C'est l'attaque la plus dévastatrice dans les majeures depuis les Mariners de Seattle de 1997. Les Mariners comptaient alors sur un quatuor exceptionnel avec Ken Griffey, Edgar Martinez, Jay Buhner et un jeune joueur d'arrêt-court... Alex Rodriguez! Si on prend en considération que la Ligue américaine est supérieure dans l'ensemble à la Ligue nationale, on peut en conclure que les Yankees bénéficient d'un net avantage à l'attaque.
Au monticule, les Yankees ont été légèrement supérieurs aux Phillies par rapport à leur ligue. Par contre, les Phillies ont ajouté des munitions en fin de saison qui leur ont permis de se qualifier relativement facilement pour la Série mondiale: Cliff Lee et Pedro Martinez. Ces deux lanceurs ont excellé dans le passé dans la Ligue américaine et ce n'est pas par hasard s'ils ont été délégués pour les deux premiers matchs aux dépens de Cole Hamels.
Prédiction (puisqu'il faut se mouiller): je choisis les Yankees même si mon coeur est avec les Phillies et la Ligue nationale. Mais les Yankees devront être prudents! L'attaque devra continuer de produire. Outre C.C. Sabbathia et Mariano Rivera, il n'y a aucune assurance au monticule. J'aime beaucoup A.J. Burnett, qui a l'étoffe d'un grand lanceur, mais il est tellement irrégulier qu'il est difficile de prévoir ce qu'il donnera comme performance. Quant à Andy Pettitte, le fait qu'il soit gaucher devrait lui être bénéfique contre les Utley, Howard, Ibanez et compagnie. Mais il ne m'a pas convaincu au cours des séries précédentes.... à suivre!!!

mardi 27 octobre 2009

Un début pour tout!!!

Salut tout le monde,
bienvenue à mon premier texte sur ce blog, ce mardi 27 octobre 2009! Il me fera grand plaisir de partager mes états d'âmes sur l'actualité, principalement sportive, mais aussi sur ce que notre entourage m'inspirera sur le coup du moment.
Je vais amorcer ce blogue en suivant le courant sportif québécois, c'est-à-dire en écrivant sur (quelle surprise!) le Canadien. Hier, victoire de 3-2 en prolongation sur les Islanders de New York en prolongation, gracieuseté de deux joueurs qui se sont illustrés pour l'équipe depuis le début de la saison, soit Tomas Plekanec et Roman Hamrlik. On revoit le Plekanec d'il y a deux ans et il nous démontre que ses succès n'étaient pas dus nécessairement à l'excellente saison de son ailier droit, Sir Alex Kovalev. L'an passé, malgré une saison ma foi très ordinaire, Plekanec a quand même inscrit 20 buts!! Quant à Hamrlik, depuis son arrivée à Montréal, il n'a malheureusement pas été apprécié à sa juste valeur. Il n'a pas les statistiques offensives d'un Markov. Par contre, il est capable de se porter à l'attaque quand le besoin d'en fait sentir. Au cours des deux dernières saisons, Hamrlik s'est illustré lors des moments importants. Ceux et celles qui consultent ma page Facebook le savent: j'ai mis sur pied mon propre classement des compteurs de la Ligue nationale, classement établi selon les buts comptés lors de moments importants. Or, Hamrlik et Saku Koivu ont fait profiter de leurs points davantage que tout autre joueur depuis deux ans. Qui plus est, Hamrlik a été aussi efficace qu'Andrei Markov l'an dernier à égalité numérique. Hamrlik a déjà inscrit 16 buts en une saison (deux fois). Avec l'âge, Hamrlik dose davantage ses efforts. Non, il ne remplacera pas Markov en avantage numérique. De fait, personne ne peut le remplacer puisqu'il a été de loin le meilleur passeur de toute la ligue l'an dernier dans les situations importantes lors de pénalités. Mais Hamrlik est en mesure de prendre plus de responsabilités offensives et il le démontre jusqu'ici, surtout lors des moments importants!!
Demain, attention aux illusions et aux mirages chez le Canadien!!!