En ce jeudi matin, au lendemain d'un retour sur terre brutal pour le Canadien après une série de quatre victoires, les hommes de Jacques Martin se retrouvent avec un dossier de six victoires et six défaites, ou encore avec une fiche de ",500". Pas si mal direz-vous pour une formation qui a perdu cinq matchs de suite en début de saison. C'est une façon de voir les choses.
Une fiche de ,500 devrait théoriquement permettre à n'importe quelle équipe de se maintenir au milieu du classement général ou de son association. Je dis bien théoriquement! Une fiche de ,500 signifie qu'on va perdre et gagner à un rythme à peu près égal. Mais la Ligue nationale de hockey étant ce qu'elle est, ses dirigeants récompensent les perdants en leur accordant un point lors de matchs dont l'issue est décidée en prolongation ou en fusillade. Ce point peut sembler insignifiant à première vue mais change complètement les données en fin de saison, de sorte qu'il faut en moyenne 92 points pour accéder aux séries. Ces 92 points représentent aussi le nombre de points accumulés par une équipe MOYENNE au fil des ans. C'est dix points au-dessus de la barre théorique de ,500. Autrement dit, à l'heure actuelle, le Canadien aurait très peu de chances d'accéder aux séries au rythme actuel, avec ses 12 points en 12 matchs.
Ce qui devrait inquiéter davantage les partisans du Canadien, c'est la façon dont ils ont gagné et perdu leurs matchs. Afin d'évaluer une équipe, on se base généralement sur le dossier victoires-défaites. Une autre statistique est aussi révélatrice, sinon davantage: le différentiel de buts. Et cette saison, le Canadien en arrache drôlement. Je reviendrai au cours des prochains jours sur l'importance à accorder à ce différentiel et pourquoi le Canadien a été extrêmement chanceux depuis le début de la saison...
jeudi 29 octobre 2009
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