mardi 3 novembre 2009

Agassi, un vrai de vrai!

Je n’ai pas encore lu l’autobiographie d’Andre Agassi, ce que je me propose de faire d’ici la fin de l’année. Lorsqu’il a amorcé sa carrière professionnelle à la fin des années 1980 alors qu’il n’avait même pas atteint la vingtaine, je dois bien admettre qu’Agassi n’était pas un de mes favoris. À mes yeux, il semblait jouer à la vedette avec ses longs cheveux blonds, lui donnant une image rebelle dans un sport extrêmement conservateur. Agassi avait davantage le look d’un membre de ces innombrables groupes rocks américains des années 1980 qui avaient tous les cheveux longs et qui s’époumonaient à chanter le plus haut possible (Motley Crue, Poison, Cinderella, Ratt, White Lion, etc.) Mon impression sur Agassi a changé lorsque j’ai eu l’occasion de couvrir les Internationaux du Canada il y a une quinzaine d’années. En 1995, Agassi a fait les frais de la finale contre Pete Sampras dans un des tournois les plus relevés présentés à Montréal. Après ses victoires dans les premiers tours, Agassi s’est prêté volontiers aux promotions sur le terrain dans lesquels des enfants peuvent gagner des prix. L’Américain était d’une générosité exemplaire envers les jeunes. En entrevue dans la salle de conférence de presse, Agassi était direct, sans faux-fuyants. Il respectait les membres des médias qui, comme lui, arrivaient préparés. Par contre, il pouvait être incisif envers quelqu’un dont le professionnalisme pouvait être remis en question. Pour cela, Agassi a gagné non seulement mon respect mais aussi mon admiration. Suis-je déçu par ses admissions de consommation de drogues ? Personne n’est parfait dans ce monde et celui qui a souffert le plus dans tout cela, c’est Agassi lui-même. Il s’est repris en main par la suite, gagnant même Roland-Garros au passage, pour finalement quitter lorsque son corps lui a fait savoir qu’il en avait assez fait. Certains croient qu’on devrait enquêter sur les allégations voulant qu’il ait réussi à contourner les règles de l’ATP, le circuit professionnel masculin, en matière de lutte anti-dopage. Si le but est d’améliorer la lutte anti-dopage, soit ! Mais si on veut se servir d’Agassi comme exemple en le punissant, on fait fausse route puisque personne n’en sortirait gagnant. J’ignore ce qui a motivé Agassi à écrire cette biographie. J’estime que derrière chaque humain, il y a une histoire à raconter. Agassi a décidé de livrer la sienne et s’il est aussi candide dans son bouquin qu’il l’a démontré en entrevue au cours de sa carrière, la lecture en vaudra sûrement la peine.

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