lundi 2 novembre 2009
Claude Raymond, l'intégrité incarné!
J’ai passé mes étés à l’adolescence à écouter religieusement les Expos à CKAC, avec Jacques Doucet et Claude Raymond. C’est en 1977 que j’ai véritablement commencé à devenir un disciple du duo Jacques Doucet-Claude Raymond. Mon livre lancé le 13 octobre dernier, « Les années glorieuses des Expos « , porte sur la période de 1977 à 1984. La recherche sur cet ouvrage a débuté en janvier 2005 mais lorsque je m’y arrête plus longuement, c’est pendant mon adolescence que le livre a vraiment commencé à prendre forme. Dans le cadre de ma recherche, j’ai réalisé plus de 80 entrevues et glané des milliers de pages d’archives dans des publications québécoises et américaines (journaux, revues, etc). Personne ne m’a impressionné davantage que Claude Raymond. J’ai toujours aimé la façon avec laquelle il expliquait ce qui se passait sur le terrain, avec un professionnalisme exemplaire et avec une pointe d’humour qui rendait la description d’autant plus agréable. L’ayant rencontré quelques fois par la suite, j’ai pu me rendre compte à quel point il respecte le baseball. Il est très ouvert à partager ses connaissances envers ceux et celles qui lui démontrent un intérêt. Avant même de lui parler dans le cadre de mon livre, je me doutais que j’aurais l’heure juste avec Claude Raymond et il me l’a démontré une fois de plus. Lors de cet entretien téléphonique, il a été question d’Ellis Valentine et Claude Raymond, à ma grande surprise, le défendait. « Il arrivait en retard aux matchs », lui disais-je. « Qu’est-ce que ça peut faire, en autant qu’il produise ! », était sa réponse. Je trouvais étonnant cette réplique, surtout venant de quelqu’un qui respecte le baseball comme Claude Raymond. Plus tard, dans me recherche, j’ai consulté Sportmania, une revue sportive québécoise publiée à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Avant la saison 1980, on y retrouvait une analyse de la formation des Expos de la part de Claude Raymond. Sur Ellis Valentine, il demandait aux amateurs de le laisser s’amuser, de cesser de le conspuer et qu’il aiderait l’équipe à gagner! Vingt-cinq ans plus tard, son discours n’avait pas changé, même si le grand Ellis a été fortement critiqué tout au long de son passage à Montréal. Il aurait été facile pour Claude Raymond de suivre le courant et de rappeler les problèmes de drogues et de discipline de Valentine. Même s’il reconnaît que ces problèmes ont coûté cher éventuellement à Valentine, Claude Raymond savait que sa présence aidait les Expos à gagner. De 1980 à 2005, jamais son discours n’a changé. Intègre et honnête jusqu’au bout des doigts. Merci Claude Raymond !
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Bonjour,
RépondreSupprimerC'est une joie que de pouvoir vous transmettre mon opinion quant à votre livre sur l'époque glorieuse des Expos. J'ai commencé à suivre le baseball en 1982, à l'âge de seulement 6 ans. Les vraies belles années de 77 à 81, je ne les ai pas vécues, mais je peux vous dire que dans votre livre, on les vit ! On espère même que, par une magie quelconque, l'histoire change sous nos yeux et que Rick Monday passe dans la mitaine au lieu de frapper son circuit.
Grâce à vous, l'histoire des Expos reste vivante dans notre mémoire et notre coeur.