Le mépris de l’intelligence !!
Re-bienvenue sur mon blog. J’ai délaissé quelque peu l’écriture depuis une dizaine de jours en raison de mon engagement envers la troupe de Théâtre St-Bruno Players. La pièce a été un grand succès et j’y ai vécu une expérience oh combien enrichissante !
Revenons maintenant à nos moutons. Ce qui a retenu mon attention depuis le dernier week-end, c’est la réaction négative entourant la décision de l’entraîneur-chef des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Bill Bellichick, de tenter sa chance en fin de match avec un quatrième essai et deux verges à franchir alors que son équipe était profondément dans sa propre zone. Premièrement, je dois reconnaître que j’admire les Patriots en raison de la compétence qu’on retrouve dans toute l’organisation. L’an dernier, les Pats ont connu une saison potable, malgré la présence au poste de quart de Matt Cassell, un joueur qui n’avait pas été partant depuis l’école secondaire !! Même si de très bons éléments ont quitté l’équipe au fil des ans, les Patriots ont toujours été en mesure de combler leurs besoins soit à l’interne, soit avec des choix judicieux aux repêchages. Bref, une organisation professionnelle qui sait faire les choses.
Dimanche, Bellichick est allé contre toutes les conventions de la NFL en tentant sa chance en fin de rencontre. La décision s’est retournée contre lui et depuis, les critiques ont été extrêmement sévères à son endroit, des critiques totalement injustifiées à l’endroit d’un des meilleurs entraîneurs-chefs de la NFL. Décortiquons un instant les facteurs entourant la décision de Bellichick. Les Pats affrontaient les Colts, à Indianapolis. Si l’adversaire avait été les Browns de Cleveland ou les Lions de Detroit, un dégagement aurait probablement été la décision la plus facile à prendre. Mais contre les Colts et leur quart étoile Peyton Manning, à leur domicile, leur remettre le ballon avec une minute et demie à faire et deux temps d’arrêt était courir un risque qu’ils parcourent le terrain. Plus tôt cette saison, Mike Singletary et les 49ers de San Francisco menaient en fin de rencontre contre les Vikings du Minnesota. Les 49ers ont joué de façon extrêmement conservatrice et ont dû remettre le ballon sur un dégagement. Avec Brett Favre comme quart chez les Vikings, les 49ers ont perdu sur le dernier jeu du match. Si Singletary avait obtenu un seul premier jeu, la victoire était dans le sac. C’est exactement ce que voulait éviter Bellichick dimanche dernier contre les Colts. Qui plus est, il n’avait que deux verges à parcourir pour concrétiser la victoire. Compte tenu des éléments qu’il avait en main à l’attaque, Bellichick croyait qu’il misait sur le bon numéro. Malheureusement pour, il faut bi lui, il a perdu. Avec le recul, il est facile de lui remettre cette décision sur le nez. Bellichick n’a pas très bonne réputation envers les journalistes et ces derniers n’attendaient que l’occasion de lui tomber dessus. Dans un sport aussi conservateur que le football, Bellichick se détache du lot par son cran lors des moments cruciaux. Rappelez-vous la conquête de son premier Super Bowl contre les Rams. En toute fin de match, plutôt que de laisser écouler les quelque dernières secondes avant la prolongation, comme le suggérait l’illustre analyste John Madden, Bellichick décida de tenter de gagner quelques verges avant le placement victorieux sur le dernier jeu du match. En allant contre les conventions, Bellichick se place en situation vulnérable lorsqu’il échoue. Personne n’est parfait, mais force est d’admettre que sa moyenne de réussite est fort acceptable.
jeudi 19 novembre 2009
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