Les succès des Penguins : compétence mon œil !!!
Les Penguins de Pittsburgh ont inscrit une septième victoire de suite hier sur les patinoires adverses en l’emportant 4-3 sur les Ducks, à Anaheim. Les Penguins trônent au sommet du classement général de la Ligue nationale avec 24 points et ils ont de plus le meilleur différentiel de buts de tout le circuit, une statistique davantage révélatrice de la valeur de l’équipe. Le directeur général de l’équipe, Ray Shero, a fait un travail remarquable en entourant ses vedettes Sidney Crosby et Evgeni Malkin de joueurs comme Chris Kunitz, Bill Guerin et encore cette année, Jay McKee et Martin Skoula en défensive. Mais ce qui a permis aux Penguins de bâtir leur fondation à partir de Crosby et Malkin, c’est une période prolongée de médiocrité de cinq ans, de 2001-2002 à 2005-2006. Pendant cette période, les Penguins ont amassé 63 points en moyenne !! Trois fois ils ont bénéficié du tout premier choix au repêchage de la Ligue nationale, s’appropriant du même coup des droits sur Crosby, Malkin et Marc-André Fleury, qui connaît le meilleur début de saison de sa carrière. Remarquez, ce n’est pas la première fois qu’une équipe réussit à s’élever parmi les meilleurs après avoir repêché dans les bas-fonds pendant quelques années : Chicago nous a fait le coup et il n’y a pas si longtemps, les Nordiques aussi. De fait, le repêchage de la Ligue nationale récompense la médiocrité : terminez derniers et vous aurez le loisir d’obtenir les droits sur le meilleur joueur de 18 ans au monde !!! Certains diront que le repêchage sert à distribuer équitablement le talent. Sauf qu’il faut se rappeler pourquoi le repêchage a été institué au départ dans le sport professionnel. C’était non pas pour distribuer le talent mais plutôt pour limiter le pouvoir de négociation des joueurs ! Imaginez si Sidney Crosby avait pu offrir ses services à toutes les équipes de la Ligue nationale ! Croyez-vous qu’il aurait accepté de joindre les rangs d’une organisation qui végète depuis x années, comme c'était le cas des Penguins à l'époque ? L’argument principal que j’entends, contre l’élimination du repêchage, est que les meilleurs joueurs se retrouveraient tous avec les mêmes équipes. Seulement, il y a un plafond salarial en vigueur qui permet à toutes les équipes de partir sur le même pied. Les équipes n’auraient alors pas le choix d’élever leur niveau d’excellence à tous les échelons de l’organisation, sur la glace comme au deuxième étage. Une équipe dont l’incompétence serait patente n’aurait pas le choix de s’ajuster rapidement afin d’attirer les meilleurs joueurs. La compétition serait alors aussi rude et intéressante, sinon davantage dans les loges des dirigeants que sur la glace. Avec un tel système, je ne suis pas du tout certain que les Nordiques de la fin des années 1980 ou même les Penguins d'il y a quelques années auraient terminé bons derniers trois années de suite !!
mercredi 4 novembre 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire