Re-bienvenue sur mon blog. Il y a un bon moment que je n’ai pas eu l’occasion d’écrire, en raison d’un déménagement aussi inattendu que soudain vers la Côte-Nord alors que je me retrouve à l’emploi de la société d’état. Dans le cadre du 100e du Canadien, j’ai eu l’occasion de renouer avec Guy Carbonneau, que j’ai couvert pendant quelques mois alors qu’il était à la tête de l’équipe. Depuis, j’ai lu quelques textes relativement à la possibilité qu’il soit élu au Temple de la Renommée du hockey.
J’ai toujours aimé Guy Carbonneau. Comme joueur, dès le début de sa carrière professionnelle, il a dû se farcir deux années dans la Ligue américaine, ce qui n’était pas du tout justifié, au cours desquelles il a amassé 88 et 94 points. À son arrivée définitive avec le grand club en 1982, on l’a transformé en joueur défensif. J’ai eu l’occasion de lire les journaux de cette époque lors de ma recherche sur les Expos dans le cadre de mon livre, « L’époque glorieuse des Expos. » Déjà, Carbonneau démontrait beaucoup de caractère en remettant en question certaines décisions de l’entraîneur-chef Bob Berry relativement à son utilisation. Devant lui, le Canadien avait au centre Ryan Walter, Pierre Mondou, Keith Acton, Doug Wickenheiser et Dan Daoust. C’est avec ce dernier qu’il a dû se battre pour gagner son poste avant qu’on ne l’envoit à Toronto. Du groupe devant lui, Carbonneau était sans doute celui qui avait le plus de talent à l’attaque et pourtant, il est devenu rapidement étiqueté « joueur défensif ». A sa première année, il a établi un record de la Ligue nationale pour le plus grand nombre de buts en désavantage numérique par une recrue. Par la suite, il a rendu de fiers services au Canadien jusqu’à son départ à l’été 1994, gagnant deux fois la Coupe Stanley (et une troisième plus tard à Dallas). Pourtant, je considère que l’organisation du Tricolore a gaspillé son talent. Oui, il a été reconnu comme un des meilleurs du circuit comme joueur défensif. Mais ces tâches devraient relever davantage de joueurs qui n’ont pas le talent pour contribuer à l’attaque. Si Guy Carbonneau avait été utilisé au sein des deux premiers trios, autrement dans des fonctions plus offensives, il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’il aurait été en mesure d’accumuler au moins un point par match dans ces bonnes années, sinon davantage. Carbonneau était un joueur intelligent, extrêmement rusé, doté d’un excellent sens du jeu et qui pouvait facilement s’adapter à toutes les situations. Selon moi, les tâches défensives devraient être confiées à des joueurs qui n’ont tout simplement pas le talent nécessaire pour contribuer à l’attaque, mais qui ont tout de même une très bonne idée de ce qui se passe sur la patinoire. Kris Draper en est un très bel exemple avec Detroit. À Montréal, Brian Skrudland était en mesure de le faire. De plus, il est plus facile de demander à un joueur offensif de se concentrer sur la défensive que l’inverse. Je me souviens très bien d’une citation de Donald Audette : « C’est pas compliqué de bien jouer défensivement. » Bien jouer défensivement relève davantage du bon positionnement que du talent brut. Et en ce sens, le Canadien n’a tout simplement pas optimisé ce que Guy Carbonneau pouvait apporter à l’équipe.
mardi 15 décembre 2009
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