mercredi 23 décembre 2009

C’est quoi le problème avec Mike Green???

Il reste encore une semaine avant que Steve Yzerman et Mike Babcock annonce la composition de l’équipe canadienne qui prendra part aux Jeux olympiques de Vancouver en février. Pour défendre le filet, ce sera Martin Brodeur et Roberto Luongo. Peu importe qui sera le troisième (on peut presque assumer que ce sera Marc-André Fleury), celui-ci ne verra que très peu d’action.
Le choix est vaste quant aux défenseurs et aux attaquants. Par contre, j’ai énormément de difficultés à comprendre les doutes qui subsistent sur la présence du défenseur Mike Green! Il est de loin le meilleur défenseur offensif de toute la Ligue natiolnale. L’an passé, il a inscrit 31 buts, le premier à dépasser les 30 buts depuis Kevin Hatcher en 1992-1993. L’exploit de Green est d’autant plus méritoire qu’il a été réalisé dans une ère où les buts sont de plus en plus rares. Et cette année, Green, sans avoir des statistiques aussi spectaculaires de l’an dernier, s’élève encore parmi les meilleurs à l’attaque chez les défenseurs.
Les « spécialistes » remettent en question les habiletés défensives de Green, ce qui est un non-sens. Lorsqu’on a un talent exceptionnel comme Green sous la main, on ne peut le laisser passer. Rappelez-vous Paul Coffey. On lui a reproché de ne pas se soucier de sa fonction première de défenseur, soit défendre son territoire. Mais avec un tel coup de patin, on aurait gaspillé un beau talent si on l’avait retenu. Idem avec Bobby Orr auparavant. Je me rappelle d’un jeu défensif de Paul Coffey à Coupe Canada en 1984. Dans le match qui devait éventuellement éliminer l’URSS, en prolongation, Coffey s’est retrouvé en défensive dans une situation de deux contre un en faveur des Soviétiques. Coffey a intercepté le disque avant d’être à l’origine du but vainqueur.
Ces athlètes d’exception sont des artistes qu’il faut laisser aller. Pas pour rien que Guy Lafleur a été incapable de s’adapter à un système rigide comme celui de Jacques Lemaire au milieu des années 1980. Lafleur avait besoin qu’on laisse exprimer son art dans sa forme la plus pure. Dans le cas de Green, je me rappelle l’avoir vu jouer dans un match contre les Red Wings de Detroit (champions de la Coupe Stanley) il y a deux ans alors qu’il commençait à se faire un nom. Green avait joué comme un véritable général à sa ligne bleue. Et si les dirigeants de Team Canada tiennent absolument à avoir quelqu’un de fiable en défensive, on n’a qu’à lui jumeler un joueur de ce type comme défenseur. C’est d’ailleurs beaucoup plus facile à trouver qu’un Mike Green!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire