Ceux qui ont lu mes derniers textes sur mon blogue ont pu s’apercevoir que je suis un supporteur d’Alex Kovalev et que j’aurais souhaité qu’il demeure à Montréal. Même passé la mi-trentaine, il est toujours susceptible de changer l’allure d’un match à lui seul. Combien y a-t-il de joueurs qui sont capables d’en faire autant à Montréal en ce moment?
Tout au long de sa carrière, Kovalev a représenté une énigme pour ceux qui l’ont côtoyé. On se demande comment un athlète aussi doué peut offrir des performances aussi inconstantes. La réponse semble difficile à trouver puisque personne n’a encore été en mesure de trouver la solution. Pour un entraîneur-chef, c’est une situation extrêmement difficile à gérer.
Kovalev s’est attiré les éloges à Montréal, particulièrement il y a deux ans, connaissant une saison spectaculaire à tous points de vue. L’attaquant russe a aussi subi les foudres de certains commentateurs en raison de son inconstance. Par contre, contrairement à ce que j’ai pu lire et entendre, je ne crois pas que Kovalev était indifférent à ses performances ou à celles de l’équipe. Et je ne crois pas non plus qu’il était paresseux. Il est le seul joueur que j’ai vu qui exerçait son tir du poignet en solitaire, avant que ses coéquipiers se présentent sur la patinoire pour les entraînements. Son éthique de travail n’est pas en cause selon moi. Je ne crois pas avoir la solution, remarquez bien. Si cela avait été le cas, je pense que le Canadien m’aurait payé le gros prix pour le savoir!!
Avait-il encore sa place avec l’équipe? Tout dépend de l’entraîneur-chef. Je ne suis pas du tout certain qu’il se serait plu sous la direction de Jacques Martin. Ce dernier exige une discipline de tous les instants. Kovalev est un artiste qui a besoin de respirer et Martin ne lui aurait pas donné cet espace. J’ajouterais même que celui qui a Kovalev sous la main doit pratiquement accepter de diriger un athlète d’exception. En 2005-2006, j’ai eu le privilège d’être l’annonceur-maison des équipes de volleyball des Carabins de l’Université de Montréal. Au sein de l’équipe masculine, il y avait un attaquant du nom de Dimitri Edouard. Celui-ci était extrêmement spectaculaire, puissant, pouvant soulever les foules. Il était capable d’anéantir les défensives adverses avec ses smashs. D’un autre côté, il était capable du meilleur comme du pire, en ratant par exemple un nombre effarant de services. Son entraîneur-chef était George Laplante. En entrevue à Serge Vleminckx, Laplante avait admis que ce n’était pas facile de composer avec ce genre d’athlètes et qu’il fallait accepter ses qualités comme ses défauts. « Il y a des entraîneurs qui ne peuvent diriger ce genre de joueurs. Moi, oui! » avait-il déclaré. Il était d'avis qu'Edouard lui permettrait de gagner plus souvent, malgré ses défauts. J’ai comme l’impression que Jacques Martin n’aurait jamais été capable de diriger Dimitri Edouard!! :)
PS : En passant, si vous voulez assister à un spectacle ou vous en aurez pour votre argent, allez faire un tour aux matchs de volleyball universitaire! Rapport qualité-prix garanti avec un spectacle relevé dans ce qui est le calibre le plus élevé de ce sport au pays!!
vendredi 22 janvier 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire