mardi 19 janvier 2010

Un bel exemple de but clutch...

Le match de lundi soir entre les Sénateurs d’Ottawa et les Bruins de Boston illustre parfaitement la notion de « buts clutchs » que je souligne quotidiennement sur ma page Facebook.
Les Sénateurs ont gagné cette rencontre 5-2 grâce, lit-on en manchettes un peu partout, à trois buts de Daniel Alfredsson. Le capitaine a marqué ses trois buts après que les Sénateurs eurent pris les devants 1-0, gracieuseté d’un but d’Alex Kovalev. Jonathan Cheechoo a porté la marque 5-1 en troisième période. D’après vous, lequel des cinq buts des Sénateurs a donné la plus grande probabilité de gagner? De loin, c’est celui d’Alex Kovalev en première période! Regardez les statistiques de la Ligue nationale et vous verrez toute l’importance du premier but : les équipes qui marquent en premier gagnent les trois quarts de leurs parties, sinon davantage. Non seulement le but de Kovalev a-t-il donner cet avantage aux Sénateurs, mais il vaut davantage que les trois buts d’Alfredsson réunis! Comment est-ce possible, me demandez-vous?
D’abord, il faut commencer avec l’hypothèse qu’au début d’un match de la Ligue nationale, les deux équipes ont la même probabilité de gagner puisqu’elles jouent selon les mêmes règlements. Les deux formations ont donc une probabilité de 50 pour cent de l’emporter au départ. Avec son but, Kovalev a fait passer cette probabilité de 50 à 75 pour cent! Aucun autre but dans le match ne peut avoir la même valeur, à moins que l’autre équipe ne crée l’égalité. Qui plus est, si les Sénateurs l’avaient emporté 10-1, les neuf autres buts mis ensemble n’auraient pas eu la même importance que celui de Kovalev. Pour avoir la même valeur que le but de Kovy, il faudrait faire passer la probabilité de 75 à 100 pour cent. Or, une probabilité de gagner de 100 pour cent devient une certitude que seul un but en prolongation peut apporter. Et lorsqu’un but est marqué dans ces circonstances, il ne faut pas oublier que la marque est égale, donc la probabilité passe de 50 à 100 pour cent.
Je ne veux pas ici me faire le défenseur de Kovalev (même si je crois qu’il aurait dû demeurer à Montréal!) mais bien expliquer le principe des buts importants au cours d’un match, communément appelés « buts clutchs » dans mon jargon!

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