Ce que j’ai à écrire sur Bertrand Raymond n’est pas très différent de ce que j’ai pu lire jusqu’ici à son égard, à la suite de sa dernière chronique avant sa retraite, qu’on peut lire sur www.ruefrontenac.com. J’aimerais par contre ajouter mon grain de sel et partager les moments qui, s’ils ne sont pas aussi nombreux que je l’aurais voulu, démontre un homme qui a su garder les pieds sur terre et qui était capable de compassion envers les autres.
Au milieu des 1990, j’ai eu la chance de couvrir pendant deux ans les Internationaux de tennis du Canada, au Parc Jarry. Nous devions tous avoir notre carte identifiée à notre média. Dans le cas de Bertrand Raymond, cela faisait quelques années déjà (!!) qu’il oeuvrait dans le milieu et il était fort connu du milieu sportif. Mais voilà qu’un jeune préposé refuse de le laisser entrer parce que justement il n’a pas sa carte! Loin de s’offusquer, Bertrand Raymond se moquait plutôt de sa mésaventure, en disant : « On va continuer de travailler plus fort! »
Sur le plan plus personnel, après l’annonce de la fermeture de la salle de nouvelles de TQS, j’étais au Salon Jacques-Beauchamp du Centre Bell, là où les journalistes se regroupent avant les matchs et entre les périodes. Bertrand Raymond avait pris la peine de venir me voir pour me demander quelle serait la suite des choses pour moi, un geste que j’avais fort apprécié. Je lui avais demandé également quelques années plus tôt de m’aider à trouver un article sur les voisins de Jackie Robinson et il m’avait envoyé sa chronique par la poste, sans me demander quoi que ce soit en retour. Je devais traduire l’article pour une des publications de la Society for American Baseball Research. Et quand l’éditeur a oublié de mentionner son nom et après en avoir fait part à Bertrand Raymond, ce dernier m’a répondu avec le sourire, en disant en gros qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.
Bonne retraite Monsieur Raymond!
lundi 25 janvier 2010
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