Les succès de Guillaume Latendresse avec le Wild du Minnesota ne passent pas inaperçus aux yeux des amateurs de hockey qui suivent les activités du Canadien. Treize buts et six passes en 25 matchs et la troisième étoile de la dernière semaine dans la ligue nationale.
Plusieurs observateurs se demandent pourquoi le Canadien est incapable de faire produire des joueurs à Montréal alors que dans plusieurs cas, ils réussissent à se faire valoir sous d’autres cieux. Les noms de Mike Ribeiro, Mikael Grabowsky, François Beauchemin, Stéphane Robidas me viennent en tête. Si on remonte à un peu plus loin, John LeClair représente l’exemple type du joueur qui a réussi à s’émanciper après son départ de Montréal.
Il y a un petit bout de temps que je me demande si effectivement Montréal a un effet pervers sur les joueurs, particulièrement ceux dont le travail est concentré à l’attaque. Il y a une dizaine d’années, un ancien membre du Canadien des années 1980 me faisait une remarque selon laquelle l’organisation « retenait » ses joueurs. Selon lui, cette situation prévalait quand il jouait et a continué de se perpétuer par la suite. Avec Bob Gainey comme directeur général et Jacques Martin comme entraîneur-chef, rien n’indique un changement de mentalité, bien au contraire. Gainey a connu une grande carrière grâce à son jeu défensif tandis que Jacques Martin s’est toujours fait un devoir d’insister sur la responsabilité défensive de ses joueurs. Peut-être considère-t-il qu’il n’a pas les éléments en main pour faire autrement avec le Canadien, mais permettez-moi de mettre en doute cette hypothèse. Quand il dirigeait les Sénateurs d’Ottawa, pourtant fort nantis à l’attaque, Martin a continuellement insisté sur la défensive. Et quand je lis que Guillaume Latendresse bénéficie de nombreux surnombres au Minnesota, comme il n’en a jamais vu à Montréal, je me dis que mon interlocuteur avait peut-être raison.
Un mot en terminant sur Latendresse. Il est dommage que ce soit le Wild qui profite actuellement du passage du gros attaquant à Montréal. Avec le Canadien, Latendresse a vécu continuellement sous les feux de la rampe, ce qui ne sera pas sans l’aider dans l’avenir. Le Canadien a-t-il commis une bévue? L’erreur du Canadien aura été de lui demander de jouer selon un style qui ne lui convenait pas. Malgré son gabarit imposant, Latendresse n’a jamais été et ne sera jamais un joueur robuste. Ce n’est tout simplement pas dans sa nature et de toute façon, ce n’est pas ce qui l’a amené dans la Ligue nationale. Latendresse se sert de son corps pour protéger la rondelle. Son habileté avec son bâton est sa principale qualité. Il lui restait à apprendre à bien lire le jeu et à bien se placer sur la glace, ce qu’il n’a pas trop de difficultés à assimiler au Minnesota, semble-t-il!
mardi 19 janvier 2010
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