mardi 12 janvier 2010

McGwire et les Cards

McGWIRE : PAS UN MAUVAIS CHOIX POUR LES CARDS!

Personne n’a vraiment été étonné des révélations de Mark McGwire. Il était prévisible que l’ancien recordman des circuits s’adresse aux médias avant le début du camp d’entraînement, question de se soulager un tant soit peu des questions impertinentes des journalistes qui inévitablement vont se ruer vers McGwire. Je ne pense pas que McGwire se soit complètement soustrait à la curiosité des médias (ce ne sera jamais le cas d’ailleurs selon moi!) mais au moins il a acheté à la fois un peu de temps et de capital politique.
Maintenant qu’il est passé aux aveux, qu’en est-il pour la suite des choses? McGwire revient cette saison sans le monde du baseball à titre d'instructeur des frappeurs avec les Cards de St.Louis. Il revient en pays de connaissance puisqu’il travaillera sous les ordres du gérant Tony LaRussa. Ce dernier l’a dirigé avec les A’s d’Oakland de même qu’avec les Cards. Est-ce que McGwire a les qualifications pour ce poste ou encore est-ce seulement une faveur de la part des Cards et de LaRussa? Sans évidemment être dans le secret des dieux, je pense qu’il y a un peu des deux. McGwire a permis à LaRussa de gagner plusieurs matchs à Oakland et St.Louis. Et LaRussa est extrêmement fidèle envers ceux qui l’ont aidé au fil des ans. Par exemple, Dave Duncan et Dave McKay sont deux instructeurs qui sont avec lui depuis fort longtemps et qui l’ont suivi d’Oakland à St.Louis. Quant à ses aptitudes techniques, il avait un certain talent au départ. Quoi qu’on dise sur sa consommation de produits dopants, McGwire a tout de même été un choix de première ronde au repêchage de juin 1984 et il a représenté les Etats-Unis aux Olympiques de Los Angeles ce même été alors que le baseball était un sport de démonstration. Certains diront que McGwire était un joueur unidimensionnel qui était incapable de faire autre chose que de frapper des circuits. Ca me rappelle les éclaireurs de la LNH qui racontaient dans les années 1980 que tout ce que Luc Robitaille savait faire, c’était compter des buts!! McGwire savait très bien ce qu’il faisait quand il se présentait au bâton. Il suffit de constater le nombre de buts sur balles qu’il a amassé au cours de sa carrière, à un taux plus élevé que la moyenne des joueurs. Je me souviens très bien d’une présence en particulier en 1997 qui m’avait fortement impressionné. C’était en août 1997 et McGwire venait d’arriver à St.Louis en provenance d’Oakland dans une transaction. Les Cards affrontaient les Marlins à Miami. Le match était en début de neuvième et MGwire s’était amené au bâton contre Robb Nen, le releveur numéro un des Marlins. Nen possédait une excellente balle rapide. J’étais convaincu que Nen défierais McGwire avec sa rapide à l’intérieur, croyait que ce dernier ne pourrait tourner les hanches assez rapidement pour tirer la balle. Nen prit les devants 0-2 sur deux rapides à l’intérieur. Le lanceur des Marlins en a lancé une troisième, une balle qui a été catapultée très très loin au champ gauche. McGwire avait tendu un guet-apens à Nen et celui-ci était tombé dedans. Si Nen était revenu avec un tir à effet en plein centre, McGwire aurait été déjoué. Tout cela pour vous dire que McGwire avait une bonne idée de ce qui se passait dans la tête du lanceur et que s’il est en mesure de transmettre ses connaissances, il sera un bon instructeur des frappeurs.
Finalement, relativement au Temple de la Renommée, je suis encore ambivalent quant à ses chances. Actuellement, je suis convaincu qu’il y a des membres du Panthéon qui ont utilisé des produits dopants. McGwire a les chiffres pour entrer à Cooperstown. Son passage devant le congrès américain ne l’a certes pas aidé. Le temps et un peu de recul ont toujours été de bons conseillers dans pareilles circonstances.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire