lundi 16 janvier 2012
Price, l'offre et la demande!
Depuis que Jaroslav Halak est venu blanchir le CH la semaine dernière (avec bien sûr la complicité de ses coéquipiers des Blues de St.Louis), j’ai vu et entendu toutes sortes de commentaires sur le choix du Canadien d’y aller avec Price plutôt qu’avec le héros des séries il y a deux ans.
Je n’ai pas du tout envie de m’attarder sur les aspects techniques des deux gardiens. Ils sont deux athlètes de qualité qui effectuent du bon boulot pour leur équipe respective. J’aimerais par contre m’arrêter sur l’aspect économique du marché des gardiens avec évidemment Carey Price en tête, lui dont le contrat se terminera au terme de la saison actuelle.
Combien le Canadien devrait-il donner à Carey Price? Le gardien du Canadien fait de l’excellent boulot avec le Tricolore. Mais est-il à ce point supérieur aux autres gardiens qu’il faille lui donner 6 ou 7 millions annuellement? Permettez-moi d’en douter. D’abord, faites le tour de la Ligue nationale et vous constaterez qu’il y au moins une dizaine de gardiens qui sont de la même qualité que Carey Price. La saison dernière, Price a connu une saison du tonnerre et n’a même pas été retenu parmi les finalistes du trophée Vézina. Non pas parce qu’il n’est pas de ce calibre (à mon humble avis, il fait partie de la crême), mais parce que justement, les gardiens de son calibre sont de plus en plus nombreux à travers la Ligue nationale. Les gardiens qui arrivent des rangs juniors, des universités américaines ou de l’Europe ont tous été accompagnés par des entraîneurs spécialisés lors de leur cheminement. Toutes les équipes de la Ligue junior majeure du Québec ont un entraîneur des gardiens, ce qui n’était pas le cas auparavant. Le circuit Courteau a été une des premières ligues à s’attarder à ses gardiens de la sorte. C’est pourquoi ils ont été si populaires il y a une dizaines d’années. S'ils le sont moins maintenent, c'est pas en raison d'une baisse de qualité mais bien parce qu'ils ne sont plus seuls: l’Ontario et l’Ouest ont suivi de sorte que eux aussi forment de bons gardiens.
Compte tenu de l’abondance de talent devant le filet, est-il justifié de payer un gardien le gros prix? Sur le plan strictement économique, la réponse est non, peu importe son identité et peu importe qu’il soit le meilleur ou non. La différence entre le meilleur gardien de la Ligue et le 30e n’est pas assez grande pour justifier un salaire d’un défenseur comme Shea Weber, par exemple. Les Red Wings de Detroit l’ont très bien compris. Dans le hockey d’aujourd’hui, ce sont les équipes qui font le gardien et non le contraire. J’ai entendu l’argument du Lightning de Tampa Bay cette saison. Je répondrai par une question : avez-vous vu qui sont les défenseurs du Lightning? Quant à Patrick Roy, il a joué à une époque où justement, la différence entre lui et les autres pouvaient justifier qu’il soit payé comme une superstar.
Bref, le Canadien serait très mal avisé de payer Carey Price le prix d’un Shea Weber. Un Martin Biron par exemple (et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres!) serait un meilleur investissement qualité-prix et l’argent économisé pourrait servir à aller chercher justement, un joueur de qualité qui rendrait l’équipe (et son gardien) meilleure.
Le CH: on respire par le nez
Un peu de recul ne fait jamais de mal lorsqu’on veut évaluer une situation. Compte tenu du marché dans lequel évolue le Canadien, ce n’est pas une tâche facile pour qui que ce soit, les journalistes, les partisans, la direction, etc. La première chose qu’il faut par contre comprendre quand vient le temps d’analyser une équipe sportive, c’est qu’il n’y a aucune certitude et que le hasard et la chance font partie du jeu. Sinon, la meilleure équipe serait assurée de gagner tous ses matchs. Cette incertitude nourrit d’ailleurs les espoirs des partisans, peu importe leur allégeance.
Ceci étant établi, je veux m’attarder sur le rendement du Canadien depuis le début de la saison. Je l’ai déjà écrit sur ce blogue dans le passé et je vais le répéter : la meilleure façon d’évaluer la force d’une équipe, c’est de regarder sa fiche lors de matchs où les écarts sont grands (dans ce cas-ci, trois buts et plus). Je n’ai rien inventé puisque Bill James l’avait déjà démontré dans ses études statistiques sur le baseball, études que j’ai d’ailleurs adapté et qui se sont également avérées pour la Ligue nationale. Par le fait même, James avait aussi prouvé que les matchs qui se terminaient par la marge d’un point pouvaient être trompeurs puisque le facteur chance devient alors un facteur plus important sur le résultat. Là aussi, j’ai pu constater la même chose au hockey (je vous invite à voir un autre texte du blogue pour les détails des études effectuées).
Depuis le début de la saison, si on regarde le Canadien à cet effet, l’équipe se classe parmi les dix premières dans la Ligue nationale, sûrement au grand étonnement de plusieurs! Mais dans les matchs se terminant par une marge d’un but, le Tricolore est lamentable. Quand Geoff Molson mentionnait il y a quelques semaines que son équipe était dans le coup dans la grande majorité des matchs et qu’elle avait été malchanceuse, il avait raison sur toute la ligne. Et cela n’a rien à voir avec les blessures. Ce que je dis, c’est que de la façon dont le Canadien a joué depuis le début de la saison, il devrait être plus haut au classement. L’an dernier, le Canadien avait profité de Dame Chance. Cette année jusqu’ici, c’est le contraire.
Actuellement, de façon logique, le Canadien devrait devancer Buffalo et Winnipeg et être tout près d’Ottawa. New Jersey aura probablement de la difficulté à soutenir ce rythme. Je dis probablement car c’est de cela dont il s’agit, de probabilités! Si j’étais parieur, c’est dans ce sens que j’irais, mais comme mentionné au début de ce texte, la beauté du sport réside dans l’incertitude entourant le dénouement final d’un match!
mercredi 5 octobre 2011
Prédictions 2011-2012
PREDICTIONS 2011-2012
C’est finalement demain que s’amorcera la saison 2011-2012 dans la Ligue nationale de hockey. C’est le temps d’évaluer les forces en présence pour tenter de prévoir où se classera notre équipe favorite à la fin de la campagne. Bien souvent, ces pronostics sont alimentées par notre passion envers une équipe en particulier, ce qui est par ailleurs pas du tout contre-indiqué!!! Je vais me garder une petite gêne quant à mes prédictions subjectives… pour l’instant. Je vais tout de même partager avec vous mon analyse annuelle des équipes qui ont le plus de chances de s’améliorer cette année et les formations qui pourraient prendre une jolie débarque.
Un petit mot d’abord sur ma méthode. Il y a plusieurs années, un dénommé Bill James, celui qui a popularisé l’étude statistiques au baseball, avait établi que contrairement à la croyance populaire, les matchs serrés n’étaient pas une question de caractère et de ténacité mais aussi et surtout… de chance. Il avait notamment indiqué que les meilleures équipes avaient plutôt tendance à gagner leurs matchs de façon décisive. Je vous entends tous : « C’est au baseball que ça fonctionne, pas au hockey! » J’ai eu initialement la même réaction. J’ai donc fait moi-même une étude de corrélation et surprise, les conclusions de Bill James s’appliquent aussi au hockey. D’ailleurs, je vous invite à jeter un coup d’œil aux deux listes suivantes, une avec les équipes ayant le meilleur dossier quand le match se termine par la marge d’un but, et l’autre avec des marges finales de trois buts et plus.
Marge de trois buts et plus Marge d’un but
V D V D
VAN 20 6 0,769 ANA 29 15 0,659
BOS 20 7 0,741 N.J 21 13 0,618
CHI 17 7 0,708 PIT 24 16 0,600
NYR 16 8 0,667 L.A 22 15 0,595
PHI 20 10 0,667 MTL 19 13 0,594
NSH 19 10 0,655 DAL 23 17 0,575
WSH 14 8 0,636 WSH 26 20 0,565
PIT 18 11 0,621 T.B 23 18 0,561
S.J 16 10 0,615 DET 21 17 0,553
CGY 14 10 0,583 ATL 22 18 0,550
Pas besoin d’être un mathématicien pour constater que l’ordre des équipes à gauche ressemble pas mal plus au classement normal des équipes que celui de droite! Et c’est tout à fait normal qu’il en soit ainsi. Lors des matchs serrés, l’issue peut être décidé par des facteurs qu’on ne contrôle pas, par exemple un bâton brisé au mauvais moment, un mauvais rebond, une blessure, un bris d’équipement, une mauvaise décision d’un arbitre, etc. Guy Carbonneau disait d’ailleurs lors des fusillades qu’on pourrait pratiquement jouer à pile ou face pour déterminer un gagnant. Compte tenu de ces constats, peut-on prétendre que les équipes qui ont une bonne fiche avec la marge d’un but ont été chanceuses? Pas si vite! Tout dépend si ce dossier correspond ou non avec la fiche de l’équipe… avec une marge de trois buts et plus. C’est lorsqu’il y a une grande différence entre les deux qu’on peut établir si une équipe a été chanceuse ou non.
Voici un exemple tiré de la saison 2009-2010. Les Sénateurs d’Ottawa ont terminé cette saison avec un dossier remarquable de 20-11 dans les rencontres se terminant avec la marge d’un but. Mais leur dossier dans les rencontres se terminant avec de grands écarts était épouvantable : 10-22! C’était clair que les Sénateurs avaient été extrêmement chanceux et qu’il était improbable qu’ils puissent être aussi favorisés par le hasard. Il leur fallait donc impérativement hausser leur jeu de façon sensible seulement pour demeurer au même point au classement. Dans l’autre spectre, les Rangers de New York et les Bruins de Boston avaient au contraire été malchanceux.
Maintenant pour la saison 2010-2011, quelles ont été les équipes chanceuses et malchanceuses? Regardons les équipes chanceuses d’abord.
Écart d’un but Écarts de trois buts et plus Différence
ANA 29 15 0,659 11 16 0,407 -0,252
N.J 21 13 0,618 10 17 0,370 -0,247
ATL 22 18 0,550 8 16 0,333 -0,217
COL 20 21 0,488 7 16 0,304 -0,183
TOR 20 17 0,541 10 18 0,357 -0,183
MIN 16 14 0,533 11 20 0,355 -0,178
MTL 19 13 0,594 13 17 0,433 -0,160
CBJ 19 23 0,452 8 19 0,296 -0,156
DAL 23 17 0,575 13 15 0,464 -0,111
OTT 13 20 0,394 8 20 0,286 -0,108
Évidemment, un calendrier de 82 matchs a tendance à amenuiser le facteur chance ou hasard au cours d’une saison. Il n’en demeure pas moins que certaines équipes sont favorisées par la chance et Anaheim en a amplement profité. Est-ce que ça signifie que les Ducks sont condamnés à ne pas faire les séries? Non, car si c’était une certitude, on n’aurait plus besoin de disputer des matchs pour déterminer les champions! Par contre, les probabilités qu’ils soient aussi chanceux cette saison sont très minces. Les Ducks devront absolument élever leur niveau, sinon ils rateront les séries. Une seule autre équipe qui a fait les séries l’an dernier compte parmi les chanceuses : oui, oui, le Canadien. Les hommes de Jacques Martin devront eux aussi hausser leur jeu d’un cran, à défaut de quoi la séquence de saisons consécutives à se qualifier les séries sera stoppée à quatre.
Pour la forme voici les équipes malchanceuses ou encore celles dont le dossier peut encore s’améliorer.
Écart d’un but Écart de trois buts et plus Différence
CHI 16 22 0,421 17 7 0,708 0,287
BOS 16 18 0,471 20 7 0,741 0,270
VAN 19 16 0,543 20 6 0,769 0,226
NSH 18 21 0,462 19 10 0,655 0,194
PHI 20 21 0,488 20 10 0,667 0,179
STL 14 24 0,368 13 11 0,542 0,173
NYI 12 28 0,300 13 15 0,464 0,164
NYR 21 18 0,538 16 8 0,667 0,128
CGY 19 21 0,475 14 10 0,583 0,108
EDM 9 22 0,290 12 19 0,387 0,097
Il ne s’agit pas de certitudes ici mais de probabilités car évidemment, c’est sur la glace que tout va se décider à compter de demain. J’espère que cet outil vous aidera dans vos prédictions!!
mercredi 13 avril 2011
Comparaison des forces en présence!!
À la veille du début des séries, il est de bon aloi d’y aller de prédictions. Il peut être utile avant de s’avancer dans une telle aventure d’évaluer les forces en présence. On peut procéder de façon analytique pour évaluer une équipe. Une étude statistique peut aussi contribuer grandement à cette analyse.
Depuis quelques années, j’ai constaté que la fiche d’une équipe lors des matchs qui se terminent par des marges de trois buts et plus est extrêmement révélateur quant à la force d’une formation. Les statistiques de corrélation sont d’ailleurs révélatrices égard.
Les matchs serrés sont plus susceptibles d’être déterminés par des facteurs incontrôlables, ce qui n’est pas le cas lors des matchs à grands écarts.
Ceci étant établi, je me suis arrêté d’abord sur le cas du Canadien et des Bruins. Parmi toutes les équipes en séries, le Canadien est dernier dans l’Est dans les matchs se terminant par trois buts ou plus (13-17) tandis que les Bruins (20-7) sont premiers dans l’Est. Seuls les Ducks d’Anaheim sont pires que le Canadien alors que les Bruins ne sont devancés que par Vancouver. En fait, l’écart entre les Bruins et le Canadien est le plus grand parmi toutes les confrontations de la première ronde des séries! De prétendre que le Canadien est dans le trouble il n’y a qu’un pas… que je vais franchir!
Vancouver a terminé premier au classement dans le circuit, une position confirmée par la meilleure fiche dans les matchs à grands écarts. Par contre, les Canucks affronteront les Blackhawks de Chicago. Ces derniers ont non seulement remporté la Coupe Stanley l’an dernier, ils ont aussi éliminé les Canucks au cours des deux dernières campagnes. Certains diront que les Blackhawks se sont qualifiés par défaut. Sauf que leur fiche globale est fort trompeuse. Dans les matchs à grands écarts, Chicago a obtenu le troisième meilleur dossier de toute la Ligue nationale, derrière Vancouver et Boston. De ce fait, la série Vancouver-Chicago est de loin la plus relevée en première ronde.
Autre série relevée : Washington-Rangers. Les Capitals ont devancé les Rangers au classement. Sauf que les New-Yorkais ont eu un meilleur dossier que les Caps dans les matchs se terminant avec des marges de trois buts et plus. Le danger guette les Capitals ici!
Quelles sont les séries les plus inégales? Montréal-Boston, suivi de Nashville-Anaheim, en faveur des Prédateurs. La série les plus serrée? Detroit-Phoenix, qui est aussi le moins relevée des séries de première ronde, les Wings ayant été incapables de jouer pour ,500 dans les matchs significatifs.
Voici un tableau de chacune des séries avec leurs dossiers dans les matchs à grands écarts.
MTL 13 17 0,433
BOS 20 7 0,741
PHI 20 10 0,667
BUF 10 10 0,500
WSH 14 8 0,636
NYR 16 8 0,667
T.B 12 14 0,462
PIT 18 11 0,621
CHI 17 7 0,708
VAN 20 6 0,769
NSH 19 10 0,655
ANA 11 16 0,407
S.J 16 10 0,615
L.A 12 9 0,571
DET 12 13 0,480
PHX 12 12 0,500
Depuis quelques années, j’ai constaté que la fiche d’une équipe lors des matchs qui se terminent par des marges de trois buts et plus est extrêmement révélateur quant à la force d’une formation. Les statistiques de corrélation sont d’ailleurs révélatrices égard.
Les matchs serrés sont plus susceptibles d’être déterminés par des facteurs incontrôlables, ce qui n’est pas le cas lors des matchs à grands écarts.
Ceci étant établi, je me suis arrêté d’abord sur le cas du Canadien et des Bruins. Parmi toutes les équipes en séries, le Canadien est dernier dans l’Est dans les matchs se terminant par trois buts ou plus (13-17) tandis que les Bruins (20-7) sont premiers dans l’Est. Seuls les Ducks d’Anaheim sont pires que le Canadien alors que les Bruins ne sont devancés que par Vancouver. En fait, l’écart entre les Bruins et le Canadien est le plus grand parmi toutes les confrontations de la première ronde des séries! De prétendre que le Canadien est dans le trouble il n’y a qu’un pas… que je vais franchir!
Vancouver a terminé premier au classement dans le circuit, une position confirmée par la meilleure fiche dans les matchs à grands écarts. Par contre, les Canucks affronteront les Blackhawks de Chicago. Ces derniers ont non seulement remporté la Coupe Stanley l’an dernier, ils ont aussi éliminé les Canucks au cours des deux dernières campagnes. Certains diront que les Blackhawks se sont qualifiés par défaut. Sauf que leur fiche globale est fort trompeuse. Dans les matchs à grands écarts, Chicago a obtenu le troisième meilleur dossier de toute la Ligue nationale, derrière Vancouver et Boston. De ce fait, la série Vancouver-Chicago est de loin la plus relevée en première ronde.
Autre série relevée : Washington-Rangers. Les Capitals ont devancé les Rangers au classement. Sauf que les New-Yorkais ont eu un meilleur dossier que les Caps dans les matchs se terminant avec des marges de trois buts et plus. Le danger guette les Capitals ici!
Quelles sont les séries les plus inégales? Montréal-Boston, suivi de Nashville-Anaheim, en faveur des Prédateurs. La série les plus serrée? Detroit-Phoenix, qui est aussi le moins relevée des séries de première ronde, les Wings ayant été incapables de jouer pour ,500 dans les matchs significatifs.
Voici un tableau de chacune des séries avec leurs dossiers dans les matchs à grands écarts.
MTL 13 17 0,433
BOS 20 7 0,741
PHI 20 10 0,667
BUF 10 10 0,500
WSH 14 8 0,636
NYR 16 8 0,667
T.B 12 14 0,462
PIT 18 11 0,621
CHI 17 7 0,708
VAN 20 6 0,769
NSH 19 10 0,655
ANA 11 16 0,407
S.J 16 10 0,615
L.A 12 9 0,571
DET 12 13 0,480
PHX 12 12 0,500
lundi 7 février 2011
Salut Woodie Fryman!
J’ai été peiné et surpris d’apprendre le décès de Woodie Fryman vendredi à l’âge de 70 ans. J’avais eu l’occasion de m’entretenir avec lui il y a quelques années à peine dans le cadre de me recherche sur mon livre traitant des Expos de 1977 à 1984, « L’époque glorieuse des Expos ».
Woodie Fryman était mon lanceur favori au milieu des années 1970. Je me souviens des interminables discussions que j’avais avec mon cousin qui lui, défendais les qualités de Steve Rogers. L’avenir devait lui donner raison mais à l’époque, soit en 1975 et 1976, Fryman avait la cote des amateurs. Il a presque toujours bénéficié de l’appui des amateurs en raison de son professionnalisme et de son tempérament très terre à terre. David Palmer m’a d’ailleurs indiqué que c’est Fryman qui lui a appris comment se comporter en véritable athlète professionnel. « Tu peux t’amuser, mais auparavant, assure-toi d’avoir fait ton travail de préparation convenablement », lui rappelait Fryman. D’ailleurs, Palmer, Fryman et Ray Burris étaient tout simplement inséparables lorsqu’ils se sont retrouvés avec les Expos.
À son arrivée à Montréal en 1975, Fryman s’est rapidement fait des amis, réalisant trois blanchissages de suite dans les premières semaines de la saison, dont deux contre les redoutables Pirates de Pittsburgh. En 1976, il a récolté 13 victoires avec une équipe qui devait en perdre plus de 100 dans ce qui a probablement été l’édition le plus pathétique de l’histoire des Expos. Son transfert à Cincinnati n’a toutefois pas eu l’effet attendu. Il se rapprochait certes de son domicile du Kentucky (seule une rivière sépare Cincinnati de l’état du Kentucky). Mais Fryman n’était pas à l’aise avec l’atmosphère qui prévalait chez les Reds. Après avoir été muté dans l’enclos des releveurs, il avait exigé une transaction, menaçant de retourner chez lui si son vœu n’était pas exaucé. Sparky Anderson, le gérant des Reds, lui avait alors dit qu’il ne tournerait pas le dos à un aussi bon salaire. Fryman lui a alors rétorqué : « Je n’ai jamais eu beaucoup d’argent et je n’en ai pas besoin davantage. » Donnant suite à ses menaces, Fryman était retourné chez lui. Les Reds l’avaient pas la suite échangé aux Cubs, avec lesquels il n’aura passé que quelques mois avant son retour avec les Expos en 1978. En 1980, Fryman s’est élevé au rang de releveur numéro de l’équipe, connaissant une séquence exceptionnelle en mai et juin, n’accordant aucun point et seulement sept coups sûrs en 23 manches, réparties en 13 présences, incluant trois présences de plus de trois manches! Aujourd’hui, les releveurs numéro un lancent rarement plus d’une manche. Je me souviendrai toute ma vie de ce fameux samedi après-midi à Philadelphie, quand Woodie Fryman a surpris Lonnie Smith au coin extérieur pour clore un match crucial contre les Phillies lors de l'avant-dernier week-end de la saison 1980! La semaine suivante, il devait accorder un simple à Bob Boone au Stade olympique, qui créait l'égalité après deux retraits en neuvième. En entrevue, Fryman ne s'est jamais défilé, racontant que son tir était beaucoup trop invitant! Mike Schmidt devait éliminer les Expos quelques manches plus tard.
Que sa carrière ait pris fin en 1983 n’a rien de surprenant quand on tient compte du fait que la saison précédente, il a dû se réchauffer à outrance dans l’enclos, beaucoup plus qu’à la normale en raison du climat d’insécurité entourant le groupe de releveurs. Et comme il souffrait d’arthrite chronique, qu’il ait lancé jusqu’à l’âge de 43 ans tient du prodige.
Merci Woodie, d’avoir fait partie d’une partie de mon adolescence et aussi, d’une équipe qui nous a fait tous vibrer, nous, amateurs de baseball des années 1970 et 1980!
Woodie Fryman était mon lanceur favori au milieu des années 1970. Je me souviens des interminables discussions que j’avais avec mon cousin qui lui, défendais les qualités de Steve Rogers. L’avenir devait lui donner raison mais à l’époque, soit en 1975 et 1976, Fryman avait la cote des amateurs. Il a presque toujours bénéficié de l’appui des amateurs en raison de son professionnalisme et de son tempérament très terre à terre. David Palmer m’a d’ailleurs indiqué que c’est Fryman qui lui a appris comment se comporter en véritable athlète professionnel. « Tu peux t’amuser, mais auparavant, assure-toi d’avoir fait ton travail de préparation convenablement », lui rappelait Fryman. D’ailleurs, Palmer, Fryman et Ray Burris étaient tout simplement inséparables lorsqu’ils se sont retrouvés avec les Expos.
À son arrivée à Montréal en 1975, Fryman s’est rapidement fait des amis, réalisant trois blanchissages de suite dans les premières semaines de la saison, dont deux contre les redoutables Pirates de Pittsburgh. En 1976, il a récolté 13 victoires avec une équipe qui devait en perdre plus de 100 dans ce qui a probablement été l’édition le plus pathétique de l’histoire des Expos. Son transfert à Cincinnati n’a toutefois pas eu l’effet attendu. Il se rapprochait certes de son domicile du Kentucky (seule une rivière sépare Cincinnati de l’état du Kentucky). Mais Fryman n’était pas à l’aise avec l’atmosphère qui prévalait chez les Reds. Après avoir été muté dans l’enclos des releveurs, il avait exigé une transaction, menaçant de retourner chez lui si son vœu n’était pas exaucé. Sparky Anderson, le gérant des Reds, lui avait alors dit qu’il ne tournerait pas le dos à un aussi bon salaire. Fryman lui a alors rétorqué : « Je n’ai jamais eu beaucoup d’argent et je n’en ai pas besoin davantage. » Donnant suite à ses menaces, Fryman était retourné chez lui. Les Reds l’avaient pas la suite échangé aux Cubs, avec lesquels il n’aura passé que quelques mois avant son retour avec les Expos en 1978. En 1980, Fryman s’est élevé au rang de releveur numéro de l’équipe, connaissant une séquence exceptionnelle en mai et juin, n’accordant aucun point et seulement sept coups sûrs en 23 manches, réparties en 13 présences, incluant trois présences de plus de trois manches! Aujourd’hui, les releveurs numéro un lancent rarement plus d’une manche. Je me souviendrai toute ma vie de ce fameux samedi après-midi à Philadelphie, quand Woodie Fryman a surpris Lonnie Smith au coin extérieur pour clore un match crucial contre les Phillies lors de l'avant-dernier week-end de la saison 1980! La semaine suivante, il devait accorder un simple à Bob Boone au Stade olympique, qui créait l'égalité après deux retraits en neuvième. En entrevue, Fryman ne s'est jamais défilé, racontant que son tir était beaucoup trop invitant! Mike Schmidt devait éliminer les Expos quelques manches plus tard.
Que sa carrière ait pris fin en 1983 n’a rien de surprenant quand on tient compte du fait que la saison précédente, il a dû se réchauffer à outrance dans l’enclos, beaucoup plus qu’à la normale en raison du climat d’insécurité entourant le groupe de releveurs. Et comme il souffrait d’arthrite chronique, qu’il ait lancé jusqu’à l’âge de 43 ans tient du prodige.
Merci Woodie, d’avoir fait partie d’une partie de mon adolescence et aussi, d’une équipe qui nous a fait tous vibrer, nous, amateurs de baseball des années 1970 et 1980!
jeudi 2 décembre 2010
FINANCEMENT DU COLISÉE
Faut-il ou non financer un nouvel amphithéâtre qui favoriserait le retour d’une équipe de la Ligue nationale de hockey à Québec? Ce débat est loin d’être terminé. Ne le sera-t-il d’ailleurs jamais, compte tenu de la passion qui entoure les débats sur la question?
Plusieurs opinions des deux côtés ont été émises au cours des derniers mois. Mais j’aimerais m’arrêter sur une question fort pertinente posée par mon collègue Stéphane Langdeau de RDS : « Pourquoi le privé n’injecte-t-il pas d’argent? » Il y a d’abord une question d’habitude. Depuis plusieurs années, voire quelques décennies, les autorités gouvernementales, à tous les niveaux, se mettent à genoux devant les organisations sportives afin de s’assurer de les conserver ou les attirer. Il y a donc une culture qui fait pratiquement partie des mœurs quand vient le temps de discuter de l’avenir d’une concession sportive. C’est devenu la norme que l’argent public serve à financer en grandes parties ces amphithéâtres sportifs. La perte potentielle d’une concession a fait fléchir plus d’un politicien. Compte tenu du prix à payer en cas de départ d’une équipe, nos leaders ont plus souvent qu’autrement céder devant les menaces de déménagement. C’est particulièrement vrai aux États-Unis. Ce modèle de financement est devenu une condition sine qua non aux yeux des propriétaires d’équipes.
Compte tenu de ce contexte, les dirigeants de formations professionnelles ont bien avantage à se tourner d’abord et avant tout vers les pouvoirs publics, surtout que ces derniers se sont montrés pour le moins généreux au cours des années. Mais est-ce une façon de faire qui vraiment bénéficie aux propriétaires? Pas si certain! Il y a plusieurs exemples qui démontrent que lorsque qu’une équipe est en parfait contrôle de l’édifice dans laquelle elle évolue, i.e. qu’elle en est le propriétaire, elle peut agir à sa guise sans rendre de comptes à qui que ce soit et maximiser son investissement. C’est le cas du Canadien et aussi des Leafs de Toronto. Ce fut le cas des Dodgers de Los Angeles, qui ont bâti leur propre stade. Au fil des ans, j’ai assisté à plusieurs congrès de la Society for American Baseball Research (SABR), événement où on discute de statistiques bien sûr, mais aussi beaucoup d’économie (et de bien d’autres sujets, puis-je ajouter!) Il est clair selon toutes les analyses que les équipes ont intérêt à avoir le parfait contrôle de l’endroit où ils évoluent. N’étant pas économiste de formation, je vous ferai grâce des détails à cet égard mais les conclusions des spécialistes pointent tous dans la même direction.
Quant à la pertinence d’injecter de l’argent public dans de telles aventures, là aussi les économistes s’accordent : une équipe sportive n’a peu ou pas d’impact sur l’économie locale! Claude Picher dans La Presse l’a d’ailleurs souligné à nouveau cette semaine. Andrew Zimbalist, un économiste réputé et spécialisé dans le baseball, va dans le même sens. Par contre, Zimbalist est d’avis qu’une communauté peut décider collectivement de se donner les moyens de se doter d’une infrastructure qu’elle considère essentielle au bien-être collectif, ce qui correspond en tous points à la fièvre qui entoure la ville de québec.
Qu’arrivera-t-il maintenant si Ottawa dit non? Je ne crois pas que cela change d’un iota la dynamique actuelle. Pourquoi? Parce que l’éventuel propriétaire, quel qu’il soit, est déjà assuré d’une subvention de $200 millions!! Il n'aura aucun problème à combler le reste. D'ailleurs, qui cracherait sur $200 millions, sachant que les retombées lui reviendront???
Plusieurs opinions des deux côtés ont été émises au cours des derniers mois. Mais j’aimerais m’arrêter sur une question fort pertinente posée par mon collègue Stéphane Langdeau de RDS : « Pourquoi le privé n’injecte-t-il pas d’argent? » Il y a d’abord une question d’habitude. Depuis plusieurs années, voire quelques décennies, les autorités gouvernementales, à tous les niveaux, se mettent à genoux devant les organisations sportives afin de s’assurer de les conserver ou les attirer. Il y a donc une culture qui fait pratiquement partie des mœurs quand vient le temps de discuter de l’avenir d’une concession sportive. C’est devenu la norme que l’argent public serve à financer en grandes parties ces amphithéâtres sportifs. La perte potentielle d’une concession a fait fléchir plus d’un politicien. Compte tenu du prix à payer en cas de départ d’une équipe, nos leaders ont plus souvent qu’autrement céder devant les menaces de déménagement. C’est particulièrement vrai aux États-Unis. Ce modèle de financement est devenu une condition sine qua non aux yeux des propriétaires d’équipes.
Compte tenu de ce contexte, les dirigeants de formations professionnelles ont bien avantage à se tourner d’abord et avant tout vers les pouvoirs publics, surtout que ces derniers se sont montrés pour le moins généreux au cours des années. Mais est-ce une façon de faire qui vraiment bénéficie aux propriétaires? Pas si certain! Il y a plusieurs exemples qui démontrent que lorsque qu’une équipe est en parfait contrôle de l’édifice dans laquelle elle évolue, i.e. qu’elle en est le propriétaire, elle peut agir à sa guise sans rendre de comptes à qui que ce soit et maximiser son investissement. C’est le cas du Canadien et aussi des Leafs de Toronto. Ce fut le cas des Dodgers de Los Angeles, qui ont bâti leur propre stade. Au fil des ans, j’ai assisté à plusieurs congrès de la Society for American Baseball Research (SABR), événement où on discute de statistiques bien sûr, mais aussi beaucoup d’économie (et de bien d’autres sujets, puis-je ajouter!) Il est clair selon toutes les analyses que les équipes ont intérêt à avoir le parfait contrôle de l’endroit où ils évoluent. N’étant pas économiste de formation, je vous ferai grâce des détails à cet égard mais les conclusions des spécialistes pointent tous dans la même direction.
Quant à la pertinence d’injecter de l’argent public dans de telles aventures, là aussi les économistes s’accordent : une équipe sportive n’a peu ou pas d’impact sur l’économie locale! Claude Picher dans La Presse l’a d’ailleurs souligné à nouveau cette semaine. Andrew Zimbalist, un économiste réputé et spécialisé dans le baseball, va dans le même sens. Par contre, Zimbalist est d’avis qu’une communauté peut décider collectivement de se donner les moyens de se doter d’une infrastructure qu’elle considère essentielle au bien-être collectif, ce qui correspond en tous points à la fièvre qui entoure la ville de québec.
Qu’arrivera-t-il maintenant si Ottawa dit non? Je ne crois pas que cela change d’un iota la dynamique actuelle. Pourquoi? Parce que l’éventuel propriétaire, quel qu’il soit, est déjà assuré d’une subvention de $200 millions!! Il n'aura aucun problème à combler le reste. D'ailleurs, qui cracherait sur $200 millions, sachant que les retombées lui reviendront???
samedi 27 novembre 2010
DOIT-ON GARDER MARKOV?
De façon surprenante, le Canadien se débrouille pas trop mal sans Andrei Markov. Il faut toutefois reconnaître que la brigade défensive, une des meilleures dans l’Association Est depuis deux ans, avait trouvé le moyen de s’améliorer. P.K. Subban est venu s’ajouter, comblant en bonne partie la perte de Markov. De plus, Alexandre Picard est beaucoup plus fiable que ne pouvait l’être Ryan O’Byrne. On n’a pas remplacé Marc-André Bergeron direz-vous? Bergeron était unidimensionnel. Je sais qu’on parle beaucoup de l’importance des avantages numériques mais il demeure que c’est à 5 contre 5 qu’on différencie les bonnes équipes des mauvaises. J’y reviendrai avec une autre étude de corrélation démontrant cet énoncé. Mais revenons plutôt à Markov.
Le défenseur russe vient de se blesser sérieusement à un genou une deuxième fois en moins d’un an. Son contrat vient à échéance à la fin de la saison. Est-ce trop risqué de lui offrir un contrat de plusieurs saisons? Plusieurs facteurs doivent entrer en ligne de compte, incluant l’intérêt du joueur lui-même. Sur ce dernier point, je ne suis pas très inquiet. Markov a acquis la citoyenneté canadienne et il semble être devenu confortable dans l’environnement montréalais. Qu’en est-il de son apport à l’équipe? Est-il diminué? Son âge est-il un facteur?
Selon moi, Markov demeure le meilleur joueur du Canadien. Il est le général à la ligne bleue depuis plusieurs saisons. Est-il à risque? Il le sera s’il ne prend pas la peine cette fois de prendre soin, mais vraiment soin de son genou. Est-il sur le déclin? Je serais inquiet si la force de Markov résidait dans son coup de patin (comme Brian Campbell ou Scott Niedermayer par exemple). Mais justement, Markov, s’il est très mobile, est davantage reconnu pour sa vision du jeu. Très peu de défenseurs de la Ligue nationale sont à son niveau. Markov a appris à connaître les autres joueurs du circuit et est toujours très bien positionné sur la glace. Nicklas Lidstrom est la meilleure comparaison que l’on puisse faire avec Markov. Et Lidstrom, à 40 ans, est le meilleur du circuit cette saison. Comme l’a décrit mon collègue Mathias Brunet cette semaine, les défenseurs peuvent jouer jusqu’à un âge avancé parce que l’expérience est primordial à cette position. Deux cas extrême : Chris Chelios et Tommy Jakobsen. Pour les intéressés, Jakobsen était le capitaine de l’équipe norvégienne aux derniers Jeux olympiques, un défenseur de petite taille qui aura 40 ans en décembre. Il était toujours sur la glace parce qu’il était le meilleur de son équipe, même à 40 ans!
Markov à 6 millions par année? Ce serait une aubaine!!!
Le défenseur russe vient de se blesser sérieusement à un genou une deuxième fois en moins d’un an. Son contrat vient à échéance à la fin de la saison. Est-ce trop risqué de lui offrir un contrat de plusieurs saisons? Plusieurs facteurs doivent entrer en ligne de compte, incluant l’intérêt du joueur lui-même. Sur ce dernier point, je ne suis pas très inquiet. Markov a acquis la citoyenneté canadienne et il semble être devenu confortable dans l’environnement montréalais. Qu’en est-il de son apport à l’équipe? Est-il diminué? Son âge est-il un facteur?
Selon moi, Markov demeure le meilleur joueur du Canadien. Il est le général à la ligne bleue depuis plusieurs saisons. Est-il à risque? Il le sera s’il ne prend pas la peine cette fois de prendre soin, mais vraiment soin de son genou. Est-il sur le déclin? Je serais inquiet si la force de Markov résidait dans son coup de patin (comme Brian Campbell ou Scott Niedermayer par exemple). Mais justement, Markov, s’il est très mobile, est davantage reconnu pour sa vision du jeu. Très peu de défenseurs de la Ligue nationale sont à son niveau. Markov a appris à connaître les autres joueurs du circuit et est toujours très bien positionné sur la glace. Nicklas Lidstrom est la meilleure comparaison que l’on puisse faire avec Markov. Et Lidstrom, à 40 ans, est le meilleur du circuit cette saison. Comme l’a décrit mon collègue Mathias Brunet cette semaine, les défenseurs peuvent jouer jusqu’à un âge avancé parce que l’expérience est primordial à cette position. Deux cas extrême : Chris Chelios et Tommy Jakobsen. Pour les intéressés, Jakobsen était le capitaine de l’équipe norvégienne aux derniers Jeux olympiques, un défenseur de petite taille qui aura 40 ans en décembre. Il était toujours sur la glace parce qu’il était le meilleur de son équipe, même à 40 ans!
Markov à 6 millions par année? Ce serait une aubaine!!!
jeudi 9 septembre 2010
Prédictions 2010-2011
Ca fait un petit bout de temps que je n’ai pas écrit sur mon blogue! C’est donc le temps de me mouiller alors que s’approchent à grands pas les camps d’entraînement des équipes de la Ligue nationale de hockey. Allons-y d’abord avec quelques prédictions, fidèle à des théories sur lesquelles j’ai élaborées ici l’automne dernier. Voici donc les cinq équipes les plus susceptibles de descendre au classement (si ce n’est pas déjà fait) :
1.- Ottawa 2.- Nashville 3.- Minnesota 4.- Edmonton 5.- Phoenix.
Qu’est-ce qui justifie ces choix? Leur fiche dans les matchs serrés est inversement proportionnelle à leur rendement habituel. Les Sénateurs sont l’exemple le plus frappant. Ils ont un dossier de 20 victoires et 11 défaites dans les rencontres se terminant par un but. Seuls les Coyotes ont fait mieux en terme de pourcentage. Par contre, Ottawa montre une fiche de 10 gains et 22 revers dans les rencontres se terminant avec une marge de trois buts ou plus. « Les matchs se terminant par un but sont une preuve de ténacité et de caractère » répète-t-on. Rien de plus faux. Depuis trois ans, j’ai fait l’étude de corrélation sur la fiche globale d’une équipe et son rendement dans les matchs serrés et à sens unique. Le résultat est le même à chaque année : une corrélation d’environ 0,8 pour les matchs à haute marge (un corrélation de 1,0 démontre un lien parfait entre deux statistiques) alors que celle-ci n’est que de 0,6 pour les matchs serrés. Il est clair que les Sénateurs ont été extrêmement chanceux l’an passé!! Il est peu probable que Dame Chance puisse lui rendre le même service deux années de suite, en tout cas pas au même point!!
Maintenant, quelles sont les équipes qui ont les plus grandes probabilités de hisser leur position ou de se maintenir? 1.- Washington 2.- NY Rangers 3.- Chicago 4.- Vancouver 5.- Buffalo. Si Glen Sather avait compris que son équipe avait seulement joué de malchance, il n’aurait pas tenté de tout chambarder : un dossier de 18 victoires et 11 défaites dans les matchs à sens unique, 13-22 dans les rencontres à marge d’un but. Les Caps devraient se remettre assez facilement de leur élimination contre le Canadien. Puisqu’il est question du Tricolore, il n’a pas démontré de tendance l’an passé de sorte que le hasard pourrait le porter d’un côté comme de l’autre. Il a joué pour ,500 dans les matchs à marges de trois buts et plus. C’est toutefois l’équipe qui a disputé le plus de rencontres serrées (à marge d’un but), soit 44. En laissant trop de place au hasard, le Canadien laisse malheureusement son sort à un facteur sur lequel il a peu de contrôle! Certains parleront de l’importance de Halak l’an passé dans ces matchs. Vrai! Mais justement, s’il était le seul facteur, le CH n’aurait pas perdu 24 de ces 44 matchs!! Je me souviens trop bien de ce que Guy Carbonneau disait en amorçant les fusillades : « C’est comme jouer à pile ou face! » Et à ce jeu, il n’y a aucune garantie!!
1.- Ottawa 2.- Nashville 3.- Minnesota 4.- Edmonton 5.- Phoenix.
Qu’est-ce qui justifie ces choix? Leur fiche dans les matchs serrés est inversement proportionnelle à leur rendement habituel. Les Sénateurs sont l’exemple le plus frappant. Ils ont un dossier de 20 victoires et 11 défaites dans les rencontres se terminant par un but. Seuls les Coyotes ont fait mieux en terme de pourcentage. Par contre, Ottawa montre une fiche de 10 gains et 22 revers dans les rencontres se terminant avec une marge de trois buts ou plus. « Les matchs se terminant par un but sont une preuve de ténacité et de caractère » répète-t-on. Rien de plus faux. Depuis trois ans, j’ai fait l’étude de corrélation sur la fiche globale d’une équipe et son rendement dans les matchs serrés et à sens unique. Le résultat est le même à chaque année : une corrélation d’environ 0,8 pour les matchs à haute marge (un corrélation de 1,0 démontre un lien parfait entre deux statistiques) alors que celle-ci n’est que de 0,6 pour les matchs serrés. Il est clair que les Sénateurs ont été extrêmement chanceux l’an passé!! Il est peu probable que Dame Chance puisse lui rendre le même service deux années de suite, en tout cas pas au même point!!
Maintenant, quelles sont les équipes qui ont les plus grandes probabilités de hisser leur position ou de se maintenir? 1.- Washington 2.- NY Rangers 3.- Chicago 4.- Vancouver 5.- Buffalo. Si Glen Sather avait compris que son équipe avait seulement joué de malchance, il n’aurait pas tenté de tout chambarder : un dossier de 18 victoires et 11 défaites dans les matchs à sens unique, 13-22 dans les rencontres à marge d’un but. Les Caps devraient se remettre assez facilement de leur élimination contre le Canadien. Puisqu’il est question du Tricolore, il n’a pas démontré de tendance l’an passé de sorte que le hasard pourrait le porter d’un côté comme de l’autre. Il a joué pour ,500 dans les matchs à marges de trois buts et plus. C’est toutefois l’équipe qui a disputé le plus de rencontres serrées (à marge d’un but), soit 44. En laissant trop de place au hasard, le Canadien laisse malheureusement son sort à un facteur sur lequel il a peu de contrôle! Certains parleront de l’importance de Halak l’an passé dans ces matchs. Vrai! Mais justement, s’il était le seul facteur, le CH n’aurait pas perdu 24 de ces 44 matchs!! Je me souviens trop bien de ce que Guy Carbonneau disait en amorçant les fusillades : « C’est comme jouer à pile ou face! » Et à ce jeu, il n’y a aucune garantie!!
mercredi 10 mars 2010
LHJMQ ou NCAA : un choix personnel!!
J’ai lu plusieurs articles au cours des derniers mois relativement au choix de Louis Leblanc de choisir la NCAA plutôt que la LHJMQ. Pour ceux qui l'ignorent, Leblanc a été le premier choix du Canadien lors du dernier repêchage amateur de la LNH. Personnellement, je dois admettre que je suis un ardent défenseur du sport scolaire et même si le circuit Courteau a fait des efforts considérables afin d’encourager l’éducation de ses joueurs, je crois que l’environnement de la ligue ne favorise pas du tout la poursuite des études. Je précise encore une fois qu’il s’agit d’une opinion personnelle.
Quant à Louis Leblanc et à son développement hockey, plusieurs croient qu’il lui serait préférable de jouer davantage de parties dans la LHJMQ. Cette saison avec Harvard, Leblanc jouera probablement la moitié du nombre de matchs qu’un joueur qui passera une saison complète avec les Saguenéens de Chicoutimi, par exemple. Puisqu’il joue moins de parties, son développement en sera affecté, selon certains. Je ne crois pas que ce soit le cas, bien au contraire. Dans la LHJMQ, les voyages, les études et un calendrier fort chargé font en sorte qu’il est non seulement difficile de réussir en classe mais il est tout aussi ardu de préparer des entraînements de qualité. Dans la NCAA, on joue presque exclusivement les week-ends et on voyage beaucoup moins, de sorte que les entraîneurs-chefs ont plus de temps à leur disposition. De plus, j’ajouterais que sur le plan technique, peu importe le sport, c’est à l’entraînement qu’un athlète s’améliore en vue d’une application de cet apprentissage dans les matchs. Ainsi, lors d’un entraînement au hockey, un joueur peut s’amuser avec la rondelle pendant une période de temps beaucoup plus longue que lors d’une partie. Idem pour les techniques de patinage. Vous me direz qu’à ce niveau, la technique devrait déjà être apprise. J’ai un peu de difficulté avec cet argument, particulièrement quand il est question d’un jeune homme qui n’a même pas atteint la vingtaine. Malheureusement, dans le monde du sport, une fois qu’on vous a collé une étiquette, il est difficile de s’en défaire. J’y reviendrai d’ici peu….
Quant à Louis Leblanc et à son développement hockey, plusieurs croient qu’il lui serait préférable de jouer davantage de parties dans la LHJMQ. Cette saison avec Harvard, Leblanc jouera probablement la moitié du nombre de matchs qu’un joueur qui passera une saison complète avec les Saguenéens de Chicoutimi, par exemple. Puisqu’il joue moins de parties, son développement en sera affecté, selon certains. Je ne crois pas que ce soit le cas, bien au contraire. Dans la LHJMQ, les voyages, les études et un calendrier fort chargé font en sorte qu’il est non seulement difficile de réussir en classe mais il est tout aussi ardu de préparer des entraînements de qualité. Dans la NCAA, on joue presque exclusivement les week-ends et on voyage beaucoup moins, de sorte que les entraîneurs-chefs ont plus de temps à leur disposition. De plus, j’ajouterais que sur le plan technique, peu importe le sport, c’est à l’entraînement qu’un athlète s’améliore en vue d’une application de cet apprentissage dans les matchs. Ainsi, lors d’un entraînement au hockey, un joueur peut s’amuser avec la rondelle pendant une période de temps beaucoup plus longue que lors d’une partie. Idem pour les techniques de patinage. Vous me direz qu’à ce niveau, la technique devrait déjà être apprise. J’ai un peu de difficulté avec cet argument, particulièrement quand il est question d’un jeune homme qui n’a même pas atteint la vingtaine. Malheureusement, dans le monde du sport, une fois qu’on vous a collé une étiquette, il est difficile de s’en défaire. J’y reviendrai d’ici peu….
mardi 23 février 2010
Pas assez rapide...
Je regarde avec intérêt le tournoi olympique de hockey masculin et de façon plus particulièrement les matchs de l’équipe canadienne. J’ai également vu des rencontres opposant d’autres formations. Ce qui me frappe le plus, c’est comment les patineurs européens semblent beaucoup plus fluide sur patin que les Canadiens ou même les Nord-Américains dans l’ensemble.
Ce texte est écrit deux jours après la défaite du Canada contre les Américains et quelques heures avant la rencontre contre l’Allemagne. Si vous lisez mon blogue depuis le début, vous savez que je n’étais pas d’accord avec les omissions de Mike Green et Brad Richards au sein de l’équipe canadienne. J’aurais tout aussi bien pu ajouter deux autres noms qui, à la suite de ce que j’ai bu, auraient apporté une dimension toute autres au CANADA : Martin St-Louis et Steven Stamkos. On a bâti une équipe solide sur le plan physique, sauf qu’il manque de rapidité. À l’attaque, Sidney Crosby est au-dessus de tout le monde. Le seul autre attaquant dont le coup de patin est une arme redoutable est Patrick Marleau. En défensive, Scott Niedermeyer, qui pourrait sans doute mieux jouer, et Duncan Keith sont les seuls à se démarquer, en plus de Drew Doughty, probablement la révélation de ce tournoi pour les locaux jusqu’ici. Les joueurs sélectionnés ont tous des habiletés, à n’en pas douter. Mais le jeu se déplace beaucoup plus rapidement à ce niveau et je ne suis pas certain que l’équipe canadienne s’est donné les meilleures chances possibles. À cet égard, j’ajouterais l’observation suivante : le Canada a compté sur trop peu de surnombre à l’attaque depuis le début du tournoi, une situation due selon moi en grande partie à un manque de rapidité de la part des attaquants, incapables de se démarquer devant des équipes plus rapides. Les Getzlaf, Perry, Morrow et autres peuvent bien exceller dans les coins. Le problème, c’est qu’au hockey, comme dans pratiquement tous les sports, c’est au centre que ça se gagne.
Ce texte est écrit deux jours après la défaite du Canada contre les Américains et quelques heures avant la rencontre contre l’Allemagne. Si vous lisez mon blogue depuis le début, vous savez que je n’étais pas d’accord avec les omissions de Mike Green et Brad Richards au sein de l’équipe canadienne. J’aurais tout aussi bien pu ajouter deux autres noms qui, à la suite de ce que j’ai bu, auraient apporté une dimension toute autres au CANADA : Martin St-Louis et Steven Stamkos. On a bâti une équipe solide sur le plan physique, sauf qu’il manque de rapidité. À l’attaque, Sidney Crosby est au-dessus de tout le monde. Le seul autre attaquant dont le coup de patin est une arme redoutable est Patrick Marleau. En défensive, Scott Niedermeyer, qui pourrait sans doute mieux jouer, et Duncan Keith sont les seuls à se démarquer, en plus de Drew Doughty, probablement la révélation de ce tournoi pour les locaux jusqu’ici. Les joueurs sélectionnés ont tous des habiletés, à n’en pas douter. Mais le jeu se déplace beaucoup plus rapidement à ce niveau et je ne suis pas certain que l’équipe canadienne s’est donné les meilleures chances possibles. À cet égard, j’ajouterais l’observation suivante : le Canada a compté sur trop peu de surnombre à l’attaque depuis le début du tournoi, une situation due selon moi en grande partie à un manque de rapidité de la part des attaquants, incapables de se démarquer devant des équipes plus rapides. Les Getzlaf, Perry, Morrow et autres peuvent bien exceller dans les coins. Le problème, c’est qu’au hockey, comme dans pratiquement tous les sports, c’est au centre que ça se gagne.
mercredi 3 février 2010
Comment se débarrasser de Gomez??
Le Canadien, grâce encore une fois au brio de Jaroslav Halak, est allé voler deux points aux Canucks de Vancouver au Centre Bell. On se demande toujours quand ils flanchera, tellement ses performances depuis un an semblent irréalistes mais faudra se rendre à l’évidence : il a l’étoffe d’un numéro un.
J’aimerais par contre m’attarder sur les boulets que porteront le Canadien au cours des prochaines années, soit les contrats de Scott Gomez et Brian Gionta. Oui, j’ajoute le nom de Gionta au groupe puisque sa production ne justifie certes pas un tel investissement, même si on ne peut lui reprocher quoi que ce soit sur le plan de l’éthique de travail. Gionta est un compteur d’une vingtaine de buts tandis que Gomez, s’il « paraît » bien sur la glace, n’apporte franchement pas grand chose à l’attaque de l’équipe. Comment se sortir de cette situation financière dans laquelle le Canadien s’est embourbé?
Il n’y a que trois solutions selon moi et elles ne touchent que Gomez. La première est le rachat du contrat de Gomez. Coût : environ 5 millions annuellement pour le reste de la durée du contrat ou encore 2,5 pour le double de cette durée! Deuxième option : une transaction avec une équipe désireuse également de se débarrasser d’un contrat imposant. Et la troisième : offrir Gomez sur le marché, mais accompagné d’un espoir de premier plan afin de rendre le produit plus alléchant. Une équipe qui se verrait offrir Gomez et P.K. Subban par exemple pourrait y penser deux fois! Subban est assuré de ne pas défoncer la banque pendant au moins trois ans, le temps d’absorber un tant soit peu l’argent dépensé sur Gomez. Bien sûr, Subban est maintenant considéré comme un intouchable actuellement. Sauf que dans le contexte actuel, le Canadien n’a aucune marge de manœuvre à court et moyen terme en raison du contrat de Gomez. On peut se montrer patient et entreprendre la reconstruction une fois son contrat terminé. Mais est-on prêt à attendre cinq ans???
J’aimerais par contre m’attarder sur les boulets que porteront le Canadien au cours des prochaines années, soit les contrats de Scott Gomez et Brian Gionta. Oui, j’ajoute le nom de Gionta au groupe puisque sa production ne justifie certes pas un tel investissement, même si on ne peut lui reprocher quoi que ce soit sur le plan de l’éthique de travail. Gionta est un compteur d’une vingtaine de buts tandis que Gomez, s’il « paraît » bien sur la glace, n’apporte franchement pas grand chose à l’attaque de l’équipe. Comment se sortir de cette situation financière dans laquelle le Canadien s’est embourbé?
Il n’y a que trois solutions selon moi et elles ne touchent que Gomez. La première est le rachat du contrat de Gomez. Coût : environ 5 millions annuellement pour le reste de la durée du contrat ou encore 2,5 pour le double de cette durée! Deuxième option : une transaction avec une équipe désireuse également de se débarrasser d’un contrat imposant. Et la troisième : offrir Gomez sur le marché, mais accompagné d’un espoir de premier plan afin de rendre le produit plus alléchant. Une équipe qui se verrait offrir Gomez et P.K. Subban par exemple pourrait y penser deux fois! Subban est assuré de ne pas défoncer la banque pendant au moins trois ans, le temps d’absorber un tant soit peu l’argent dépensé sur Gomez. Bien sûr, Subban est maintenant considéré comme un intouchable actuellement. Sauf que dans le contexte actuel, le Canadien n’a aucune marge de manœuvre à court et moyen terme en raison du contrat de Gomez. On peut se montrer patient et entreprendre la reconstruction une fois son contrat terminé. Mais est-on prêt à attendre cinq ans???
lundi 1 février 2010
Brian Burke : de la suite dans les idées!
Brian Burke a décidé de prendre le taureau par les cornes : six joueurs qui étaient avec les Maple Leafs de Toronto samedi se retrouvent maintenant ailleurs. Les Leafs n’ont pas donné un seul joueur d’impact pour obtenir Dion Phaneuf dans ce qui ressemble à un geste de panique chez les Flames de Calgary. Burke a toujours fonctionné de la même façon que ce soit à Vancouver ou Anaheim : bâtir d’abord avec des défenseurs de premier plan. À Vancouver, lorsque Pavel Bure a exigé de partir, Burke savait ce qu’il voulait en retour : un défenseur étoile. Il l’a obtenu avec Ed Jovanovski. Idem avec Anaheim avec les acquisitions de Scott Niedermayer et Chris Pronger. À Toronto, Burke a commencé avec François Beauchemin et Mike Komisarek, deux défenseurs commandant le respect mais dont la spécialité n’est pas la finesse. Est-ce que l’arrivée de Phaneuf signifie le départ de Tomas Kaberle? Pour les Leafs, j’espère que non. Kaberle demeure le meilleur de l’équipe avec la rondelle, y compris Phaneuf. Mais si on veut faire une place à Luke Schenn au sein des deux premières paires de défenseurs, il faudra bien procéder à une transaction. De toute façon, je crois que les Leafs sont en de bonnes mains, ce qui n’est pas de très bon augure pour le Canadien!
Quant aux Flames, je crois que les Flames n’iront nulle part tant et aussi longtemps que les Sutter seront à la tête de l’organisation. Ils se sont taillés une place dans la Ligue nationale à force de travail, à leur crédit d’ailleurs. Sauf que dans le hockey d’aujourd’hui, il faut un minimum de connaissance technique et je ne suis pas du tout certain que Brent, l’entraîneur-chef, connaisse d’autres solutions que de dire à ses joueurs de travailler plus fort.
Quant aux Flames, je crois que les Flames n’iront nulle part tant et aussi longtemps que les Sutter seront à la tête de l’organisation. Ils se sont taillés une place dans la Ligue nationale à force de travail, à leur crédit d’ailleurs. Sauf que dans le hockey d’aujourd’hui, il faut un minimum de connaissance technique et je ne suis pas du tout certain que Brent, l’entraîneur-chef, connaisse d’autres solutions que de dire à ses joueurs de travailler plus fort.
vendredi 29 janvier 2010
Dawson et les Expos : une animosité de longue date!!
Andre Dawson ne s’est pas gêné cette semaine pour faire connaître son insatisfaction devant la décision du Temple de la Renommée du baseball de le forcer à porter la casquette des Expos lors de son intronisation l’été prochain. Grand bien lui fasse et bien honnêtement, je ne me sens pas du tout offusqué par sa prise de position. Il est clair qu’il s’est senti plus à l’aise à Chicago qu’à Montréal au cours de sa carrière. Mais les raisons derrière ses sentiments vont plus loin que la façon dont il a quitté les Expos après la saison 1986.
Rappelons les faits : Dawson vient de disputer une dixième saison complète à Montréal. Même s’il est encore productif, son rendement a diminué depuis 1984. De plus, ses genoux le font atrocement souffrir sur le ciment du Stade olympique. Vous croyez qu’on a exagéré ses problèmes aux genoux? Dès sa première année avec les Expos en 1977, on a dû lui retirer du liquide aux genoux. Au milieu des années 1980, il est arrivé que Dawson soit incapable de marcher après un voyage en avion, tellement ses genoux étaient enflés. Ses coéquipiers avaient dû le transporter hors de l’appareil. Il a quand même joué le lendemain! Dawson voulait donc quitter Montréal et jouer sur du gazon naturel afin de ménager ses genoux. Et on peut le comprendre facilement. Les Expos ont fait des efforts minimes pour tenter de le ramener mais à cette période, les équipes s’étaient entendues pour limiter les salaires des joueurs autonomes. Elles ont d’ailleurs dû payer une amende salée quelques années plus tard, lorsque reconnues coupables de collusion.
Ceci dit, le ressentiment de Dawson à l’endroit des Expos a des racines plus profondes que le moment officiel du divorce entre les deux parties. Avant la saison 1981, Dawson a accepté un contrat de plusieurs saisons à raison d’environ 800,000 dollars par saison. À l’époque, le salaire le plus élevé était d’un million annuellement, ce qui plaçait Dawson parmi les joueurs les mieux rémunérés. Mais en l’espace d’un an, cette échelle salariale a été bousculée par le monstrueux contrat accordé par les Yankees de New York à Dave Winfield : plus de 20 millions sur dix ans. Ce contrat a forcé les Expos plus tard à délier les cordons de la bourse pour Gary Carter : 15 millions sur huit ans, laissant Dawson loin derrière. Dawson a toujours considéré que Carter avait droit à des égards auxquels lui-même n’avait pas droit. D'ailleurs, Carter ne faisait pas du tout l’unanimité auprès de ses coéquipiers en raison de sens de l'auto-promotion considéré excessif. Mais à sa décharge, Carter a travaillé très fort pour cultiver sa popularité auprès des amateurs et des médias, au point d’en faire suinter plusieurs coéquipiers. Dawson au contraire avait le respect de la plupart des joueurs. Dans ces circonstances, on peut comprendre Dawson de se sentir davantage confortable sous une casquette des Cubs que celle des Expos!
PS : Vous pouvez lire une analyse plus complète de ces années avec les Expos dans mon livre : L’époque glorieuse des Expos!
Rappelons les faits : Dawson vient de disputer une dixième saison complète à Montréal. Même s’il est encore productif, son rendement a diminué depuis 1984. De plus, ses genoux le font atrocement souffrir sur le ciment du Stade olympique. Vous croyez qu’on a exagéré ses problèmes aux genoux? Dès sa première année avec les Expos en 1977, on a dû lui retirer du liquide aux genoux. Au milieu des années 1980, il est arrivé que Dawson soit incapable de marcher après un voyage en avion, tellement ses genoux étaient enflés. Ses coéquipiers avaient dû le transporter hors de l’appareil. Il a quand même joué le lendemain! Dawson voulait donc quitter Montréal et jouer sur du gazon naturel afin de ménager ses genoux. Et on peut le comprendre facilement. Les Expos ont fait des efforts minimes pour tenter de le ramener mais à cette période, les équipes s’étaient entendues pour limiter les salaires des joueurs autonomes. Elles ont d’ailleurs dû payer une amende salée quelques années plus tard, lorsque reconnues coupables de collusion.
Ceci dit, le ressentiment de Dawson à l’endroit des Expos a des racines plus profondes que le moment officiel du divorce entre les deux parties. Avant la saison 1981, Dawson a accepté un contrat de plusieurs saisons à raison d’environ 800,000 dollars par saison. À l’époque, le salaire le plus élevé était d’un million annuellement, ce qui plaçait Dawson parmi les joueurs les mieux rémunérés. Mais en l’espace d’un an, cette échelle salariale a été bousculée par le monstrueux contrat accordé par les Yankees de New York à Dave Winfield : plus de 20 millions sur dix ans. Ce contrat a forcé les Expos plus tard à délier les cordons de la bourse pour Gary Carter : 15 millions sur huit ans, laissant Dawson loin derrière. Dawson a toujours considéré que Carter avait droit à des égards auxquels lui-même n’avait pas droit. D'ailleurs, Carter ne faisait pas du tout l’unanimité auprès de ses coéquipiers en raison de sens de l'auto-promotion considéré excessif. Mais à sa décharge, Carter a travaillé très fort pour cultiver sa popularité auprès des amateurs et des médias, au point d’en faire suinter plusieurs coéquipiers. Dawson au contraire avait le respect de la plupart des joueurs. Dans ces circonstances, on peut comprendre Dawson de se sentir davantage confortable sous une casquette des Cubs que celle des Expos!
PS : Vous pouvez lire une analyse plus complète de ces années avec les Expos dans mon livre : L’époque glorieuse des Expos!
mercredi 27 janvier 2010
Carey Price… une erreur sur toute la ligne!!
Ca fait un petit bout que j’ai le goût d’écrire sur Carey Price. Le titre de ce texte peut prêter à confusion : Price n’est pas responsable d’avoir été choisi cinquième lors du repêchage de 2005. Le Canadien a tout simplement commis une erreur en mettant son dévolu sur un gardien aussi tôt lors du repêchage, qu’il s’agisse de Price ou un autre.
Je ne veux pas minimiser le rôle du gardien au sein d’une équipe. Par contre, faites le tour de la Ligue nationale : il y a davantage de gardiens qui peuvent assumer un rôle de numéro un qu’il y a d’équipes dans le circuit. Lorsqu’on a un choix aussi élevé, il faut en profiter pour aller chercher un joueur d’impact à une autre position. Regardez comment fonctionnent les Red Wings de Detroit. Ils ont gagné la Coupe Stanley avec Mike Vernon, Dominik Hasek et deux fois avec Chris Osgood. Hasek est le seul du groupe qui peut se vanter d’avoir appartenu à l’élite de la Ligue nationale. Les Wings ont pu l’obtenir pour un salaire moins élevé qu’un joueur vedette parce que sinon, Hasek se serait retrouvé ailleurs. Detroit a tout simplement comme théorie de ne pas dépenser de sommes folles pour un gardien étoile. On préfère garder cet argent pour un joueur d’impact, comme un Brian Rafalski ou encore un Marian Hossa l’an passé. Ils ont tout simplement fait l’équation suivante : il n’y pas assez de différence entre les Roberto Luongos de la ligue et les Chris Osgoods du circuit pour justifier un écart de salaires pouvant aller jusqu’à six millions de dollars. Et compte tenu du succès des Wings depuis une quinzaine d’années, c’est une recette qui semble fonctionner. Oui Price a un talent indéniable. L’erreur aura été de le repêcher beaucoup trop tôt, qu'il atteigne ou non le potentiel que le CH voyait en lui!!
Je ne veux pas minimiser le rôle du gardien au sein d’une équipe. Par contre, faites le tour de la Ligue nationale : il y a davantage de gardiens qui peuvent assumer un rôle de numéro un qu’il y a d’équipes dans le circuit. Lorsqu’on a un choix aussi élevé, il faut en profiter pour aller chercher un joueur d’impact à une autre position. Regardez comment fonctionnent les Red Wings de Detroit. Ils ont gagné la Coupe Stanley avec Mike Vernon, Dominik Hasek et deux fois avec Chris Osgood. Hasek est le seul du groupe qui peut se vanter d’avoir appartenu à l’élite de la Ligue nationale. Les Wings ont pu l’obtenir pour un salaire moins élevé qu’un joueur vedette parce que sinon, Hasek se serait retrouvé ailleurs. Detroit a tout simplement comme théorie de ne pas dépenser de sommes folles pour un gardien étoile. On préfère garder cet argent pour un joueur d’impact, comme un Brian Rafalski ou encore un Marian Hossa l’an passé. Ils ont tout simplement fait l’équation suivante : il n’y pas assez de différence entre les Roberto Luongos de la ligue et les Chris Osgoods du circuit pour justifier un écart de salaires pouvant aller jusqu’à six millions de dollars. Et compte tenu du succès des Wings depuis une quinzaine d’années, c’est une recette qui semble fonctionner. Oui Price a un talent indéniable. L’erreur aura été de le repêcher beaucoup trop tôt, qu'il atteigne ou non le potentiel que le CH voyait en lui!!
Dawson avec le logo des Expos: la logique même!
Nul doute que si Andre Dawson avait eu le choix, il aurait porté la casquette des Cubs de Chicago cet été lors de son intronisation au Temple de la Renommée. Mais les dirigeants du Panthéon en ont décidé autrement… et avec raison. C’est avec les Expos de Montréal que Dawson a connu ses meilleurs moments et de loin. Certains diront que c’est à Chicago qu’il s’est fait connaître. Foutaise!! En 1981, Dawson a été choisi le joueur par excellence de la Ligue nationale par le Sporting News. Il était considéré comme le joueur le plus complet des majeures. Personnellement, je pense qu’il a été surévalué tout au long de sa carrière (voir mon texte précédent sur Raines et Dawson). Il n’en demeure pas moins que Dawson n’a plus reçu cette étiquette de joueur complet après son départ de Montréal. Quant à son titre de joueur le plus utile à son équipe en 1987, c’est bien malheureux à dire mais il s’agit d’un des pires choix de l’histoire du baseball. Et cela n’a rien à voir avec le fait que les Cubs aient terminé derniers dans l’Est. Jack Clark a mené la Ligue nationale pour la moyenne de puissance et la moyenne de présence sur les buts, les deux statistiques les plus importantes! De plus, le Wrigley Field a gonflé les statistiques de Dawson tandis que Clark évoluait dans un cimetière pour les frappeurs à St.Louis. Même si j’ai mes réserves quant au choix de Dawson, c’est la simple logique qu’il soit intronisé avec le logo de Nos Amours.
lundi 25 janvier 2010
Merci à Bertrand Raymond...
Ce que j’ai à écrire sur Bertrand Raymond n’est pas très différent de ce que j’ai pu lire jusqu’ici à son égard, à la suite de sa dernière chronique avant sa retraite, qu’on peut lire sur www.ruefrontenac.com. J’aimerais par contre ajouter mon grain de sel et partager les moments qui, s’ils ne sont pas aussi nombreux que je l’aurais voulu, démontre un homme qui a su garder les pieds sur terre et qui était capable de compassion envers les autres.
Au milieu des 1990, j’ai eu la chance de couvrir pendant deux ans les Internationaux de tennis du Canada, au Parc Jarry. Nous devions tous avoir notre carte identifiée à notre média. Dans le cas de Bertrand Raymond, cela faisait quelques années déjà (!!) qu’il oeuvrait dans le milieu et il était fort connu du milieu sportif. Mais voilà qu’un jeune préposé refuse de le laisser entrer parce que justement il n’a pas sa carte! Loin de s’offusquer, Bertrand Raymond se moquait plutôt de sa mésaventure, en disant : « On va continuer de travailler plus fort! »
Sur le plan plus personnel, après l’annonce de la fermeture de la salle de nouvelles de TQS, j’étais au Salon Jacques-Beauchamp du Centre Bell, là où les journalistes se regroupent avant les matchs et entre les périodes. Bertrand Raymond avait pris la peine de venir me voir pour me demander quelle serait la suite des choses pour moi, un geste que j’avais fort apprécié. Je lui avais demandé également quelques années plus tôt de m’aider à trouver un article sur les voisins de Jackie Robinson et il m’avait envoyé sa chronique par la poste, sans me demander quoi que ce soit en retour. Je devais traduire l’article pour une des publications de la Society for American Baseball Research. Et quand l’éditeur a oublié de mentionner son nom et après en avoir fait part à Bertrand Raymond, ce dernier m’a répondu avec le sourire, en disant en gros qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.
Bonne retraite Monsieur Raymond!
Au milieu des 1990, j’ai eu la chance de couvrir pendant deux ans les Internationaux de tennis du Canada, au Parc Jarry. Nous devions tous avoir notre carte identifiée à notre média. Dans le cas de Bertrand Raymond, cela faisait quelques années déjà (!!) qu’il oeuvrait dans le milieu et il était fort connu du milieu sportif. Mais voilà qu’un jeune préposé refuse de le laisser entrer parce que justement il n’a pas sa carte! Loin de s’offusquer, Bertrand Raymond se moquait plutôt de sa mésaventure, en disant : « On va continuer de travailler plus fort! »
Sur le plan plus personnel, après l’annonce de la fermeture de la salle de nouvelles de TQS, j’étais au Salon Jacques-Beauchamp du Centre Bell, là où les journalistes se regroupent avant les matchs et entre les périodes. Bertrand Raymond avait pris la peine de venir me voir pour me demander quelle serait la suite des choses pour moi, un geste que j’avais fort apprécié. Je lui avais demandé également quelques années plus tôt de m’aider à trouver un article sur les voisins de Jackie Robinson et il m’avait envoyé sa chronique par la poste, sans me demander quoi que ce soit en retour. Je devais traduire l’article pour une des publications de la Society for American Baseball Research. Et quand l’éditeur a oublié de mentionner son nom et après en avoir fait part à Bertrand Raymond, ce dernier m’a répondu avec le sourire, en disant en gros qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.
Bonne retraite Monsieur Raymond!
vendredi 22 janvier 2010
Kovalev, un casse-tête pour l'entraîneur-chef...
Ceux qui ont lu mes derniers textes sur mon blogue ont pu s’apercevoir que je suis un supporteur d’Alex Kovalev et que j’aurais souhaité qu’il demeure à Montréal. Même passé la mi-trentaine, il est toujours susceptible de changer l’allure d’un match à lui seul. Combien y a-t-il de joueurs qui sont capables d’en faire autant à Montréal en ce moment?
Tout au long de sa carrière, Kovalev a représenté une énigme pour ceux qui l’ont côtoyé. On se demande comment un athlète aussi doué peut offrir des performances aussi inconstantes. La réponse semble difficile à trouver puisque personne n’a encore été en mesure de trouver la solution. Pour un entraîneur-chef, c’est une situation extrêmement difficile à gérer.
Kovalev s’est attiré les éloges à Montréal, particulièrement il y a deux ans, connaissant une saison spectaculaire à tous points de vue. L’attaquant russe a aussi subi les foudres de certains commentateurs en raison de son inconstance. Par contre, contrairement à ce que j’ai pu lire et entendre, je ne crois pas que Kovalev était indifférent à ses performances ou à celles de l’équipe. Et je ne crois pas non plus qu’il était paresseux. Il est le seul joueur que j’ai vu qui exerçait son tir du poignet en solitaire, avant que ses coéquipiers se présentent sur la patinoire pour les entraînements. Son éthique de travail n’est pas en cause selon moi. Je ne crois pas avoir la solution, remarquez bien. Si cela avait été le cas, je pense que le Canadien m’aurait payé le gros prix pour le savoir!!
Avait-il encore sa place avec l’équipe? Tout dépend de l’entraîneur-chef. Je ne suis pas du tout certain qu’il se serait plu sous la direction de Jacques Martin. Ce dernier exige une discipline de tous les instants. Kovalev est un artiste qui a besoin de respirer et Martin ne lui aurait pas donné cet espace. J’ajouterais même que celui qui a Kovalev sous la main doit pratiquement accepter de diriger un athlète d’exception. En 2005-2006, j’ai eu le privilège d’être l’annonceur-maison des équipes de volleyball des Carabins de l’Université de Montréal. Au sein de l’équipe masculine, il y avait un attaquant du nom de Dimitri Edouard. Celui-ci était extrêmement spectaculaire, puissant, pouvant soulever les foules. Il était capable d’anéantir les défensives adverses avec ses smashs. D’un autre côté, il était capable du meilleur comme du pire, en ratant par exemple un nombre effarant de services. Son entraîneur-chef était George Laplante. En entrevue à Serge Vleminckx, Laplante avait admis que ce n’était pas facile de composer avec ce genre d’athlètes et qu’il fallait accepter ses qualités comme ses défauts. « Il y a des entraîneurs qui ne peuvent diriger ce genre de joueurs. Moi, oui! » avait-il déclaré. Il était d'avis qu'Edouard lui permettrait de gagner plus souvent, malgré ses défauts. J’ai comme l’impression que Jacques Martin n’aurait jamais été capable de diriger Dimitri Edouard!! :)
PS : En passant, si vous voulez assister à un spectacle ou vous en aurez pour votre argent, allez faire un tour aux matchs de volleyball universitaire! Rapport qualité-prix garanti avec un spectacle relevé dans ce qui est le calibre le plus élevé de ce sport au pays!!
Tout au long de sa carrière, Kovalev a représenté une énigme pour ceux qui l’ont côtoyé. On se demande comment un athlète aussi doué peut offrir des performances aussi inconstantes. La réponse semble difficile à trouver puisque personne n’a encore été en mesure de trouver la solution. Pour un entraîneur-chef, c’est une situation extrêmement difficile à gérer.
Kovalev s’est attiré les éloges à Montréal, particulièrement il y a deux ans, connaissant une saison spectaculaire à tous points de vue. L’attaquant russe a aussi subi les foudres de certains commentateurs en raison de son inconstance. Par contre, contrairement à ce que j’ai pu lire et entendre, je ne crois pas que Kovalev était indifférent à ses performances ou à celles de l’équipe. Et je ne crois pas non plus qu’il était paresseux. Il est le seul joueur que j’ai vu qui exerçait son tir du poignet en solitaire, avant que ses coéquipiers se présentent sur la patinoire pour les entraînements. Son éthique de travail n’est pas en cause selon moi. Je ne crois pas avoir la solution, remarquez bien. Si cela avait été le cas, je pense que le Canadien m’aurait payé le gros prix pour le savoir!!
Avait-il encore sa place avec l’équipe? Tout dépend de l’entraîneur-chef. Je ne suis pas du tout certain qu’il se serait plu sous la direction de Jacques Martin. Ce dernier exige une discipline de tous les instants. Kovalev est un artiste qui a besoin de respirer et Martin ne lui aurait pas donné cet espace. J’ajouterais même que celui qui a Kovalev sous la main doit pratiquement accepter de diriger un athlète d’exception. En 2005-2006, j’ai eu le privilège d’être l’annonceur-maison des équipes de volleyball des Carabins de l’Université de Montréal. Au sein de l’équipe masculine, il y avait un attaquant du nom de Dimitri Edouard. Celui-ci était extrêmement spectaculaire, puissant, pouvant soulever les foules. Il était capable d’anéantir les défensives adverses avec ses smashs. D’un autre côté, il était capable du meilleur comme du pire, en ratant par exemple un nombre effarant de services. Son entraîneur-chef était George Laplante. En entrevue à Serge Vleminckx, Laplante avait admis que ce n’était pas facile de composer avec ce genre d’athlètes et qu’il fallait accepter ses qualités comme ses défauts. « Il y a des entraîneurs qui ne peuvent diriger ce genre de joueurs. Moi, oui! » avait-il déclaré. Il était d'avis qu'Edouard lui permettrait de gagner plus souvent, malgré ses défauts. J’ai comme l’impression que Jacques Martin n’aurait jamais été capable de diriger Dimitri Edouard!! :)
PS : En passant, si vous voulez assister à un spectacle ou vous en aurez pour votre argent, allez faire un tour aux matchs de volleyball universitaire! Rapport qualité-prix garanti avec un spectacle relevé dans ce qui est le calibre le plus élevé de ce sport au pays!!
mardi 19 janvier 2010
Un bel exemple de but clutch...
Le match de lundi soir entre les Sénateurs d’Ottawa et les Bruins de Boston illustre parfaitement la notion de « buts clutchs » que je souligne quotidiennement sur ma page Facebook.
Les Sénateurs ont gagné cette rencontre 5-2 grâce, lit-on en manchettes un peu partout, à trois buts de Daniel Alfredsson. Le capitaine a marqué ses trois buts après que les Sénateurs eurent pris les devants 1-0, gracieuseté d’un but d’Alex Kovalev. Jonathan Cheechoo a porté la marque 5-1 en troisième période. D’après vous, lequel des cinq buts des Sénateurs a donné la plus grande probabilité de gagner? De loin, c’est celui d’Alex Kovalev en première période! Regardez les statistiques de la Ligue nationale et vous verrez toute l’importance du premier but : les équipes qui marquent en premier gagnent les trois quarts de leurs parties, sinon davantage. Non seulement le but de Kovalev a-t-il donner cet avantage aux Sénateurs, mais il vaut davantage que les trois buts d’Alfredsson réunis! Comment est-ce possible, me demandez-vous?
D’abord, il faut commencer avec l’hypothèse qu’au début d’un match de la Ligue nationale, les deux équipes ont la même probabilité de gagner puisqu’elles jouent selon les mêmes règlements. Les deux formations ont donc une probabilité de 50 pour cent de l’emporter au départ. Avec son but, Kovalev a fait passer cette probabilité de 50 à 75 pour cent! Aucun autre but dans le match ne peut avoir la même valeur, à moins que l’autre équipe ne crée l’égalité. Qui plus est, si les Sénateurs l’avaient emporté 10-1, les neuf autres buts mis ensemble n’auraient pas eu la même importance que celui de Kovalev. Pour avoir la même valeur que le but de Kovy, il faudrait faire passer la probabilité de 75 à 100 pour cent. Or, une probabilité de gagner de 100 pour cent devient une certitude que seul un but en prolongation peut apporter. Et lorsqu’un but est marqué dans ces circonstances, il ne faut pas oublier que la marque est égale, donc la probabilité passe de 50 à 100 pour cent.
Je ne veux pas ici me faire le défenseur de Kovalev (même si je crois qu’il aurait dû demeurer à Montréal!) mais bien expliquer le principe des buts importants au cours d’un match, communément appelés « buts clutchs » dans mon jargon!
Les Sénateurs ont gagné cette rencontre 5-2 grâce, lit-on en manchettes un peu partout, à trois buts de Daniel Alfredsson. Le capitaine a marqué ses trois buts après que les Sénateurs eurent pris les devants 1-0, gracieuseté d’un but d’Alex Kovalev. Jonathan Cheechoo a porté la marque 5-1 en troisième période. D’après vous, lequel des cinq buts des Sénateurs a donné la plus grande probabilité de gagner? De loin, c’est celui d’Alex Kovalev en première période! Regardez les statistiques de la Ligue nationale et vous verrez toute l’importance du premier but : les équipes qui marquent en premier gagnent les trois quarts de leurs parties, sinon davantage. Non seulement le but de Kovalev a-t-il donner cet avantage aux Sénateurs, mais il vaut davantage que les trois buts d’Alfredsson réunis! Comment est-ce possible, me demandez-vous?
D’abord, il faut commencer avec l’hypothèse qu’au début d’un match de la Ligue nationale, les deux équipes ont la même probabilité de gagner puisqu’elles jouent selon les mêmes règlements. Les deux formations ont donc une probabilité de 50 pour cent de l’emporter au départ. Avec son but, Kovalev a fait passer cette probabilité de 50 à 75 pour cent! Aucun autre but dans le match ne peut avoir la même valeur, à moins que l’autre équipe ne crée l’égalité. Qui plus est, si les Sénateurs l’avaient emporté 10-1, les neuf autres buts mis ensemble n’auraient pas eu la même importance que celui de Kovalev. Pour avoir la même valeur que le but de Kovy, il faudrait faire passer la probabilité de 75 à 100 pour cent. Or, une probabilité de gagner de 100 pour cent devient une certitude que seul un but en prolongation peut apporter. Et lorsqu’un but est marqué dans ces circonstances, il ne faut pas oublier que la marque est égale, donc la probabilité passe de 50 à 100 pour cent.
Je ne veux pas ici me faire le défenseur de Kovalev (même si je crois qu’il aurait dû demeurer à Montréal!) mais bien expliquer le principe des buts importants au cours d’un match, communément appelés « buts clutchs » dans mon jargon!
« Le Canadien retient ses joueurs… »
Les succès de Guillaume Latendresse avec le Wild du Minnesota ne passent pas inaperçus aux yeux des amateurs de hockey qui suivent les activités du Canadien. Treize buts et six passes en 25 matchs et la troisième étoile de la dernière semaine dans la ligue nationale.
Plusieurs observateurs se demandent pourquoi le Canadien est incapable de faire produire des joueurs à Montréal alors que dans plusieurs cas, ils réussissent à se faire valoir sous d’autres cieux. Les noms de Mike Ribeiro, Mikael Grabowsky, François Beauchemin, Stéphane Robidas me viennent en tête. Si on remonte à un peu plus loin, John LeClair représente l’exemple type du joueur qui a réussi à s’émanciper après son départ de Montréal.
Il y a un petit bout de temps que je me demande si effectivement Montréal a un effet pervers sur les joueurs, particulièrement ceux dont le travail est concentré à l’attaque. Il y a une dizaine d’années, un ancien membre du Canadien des années 1980 me faisait une remarque selon laquelle l’organisation « retenait » ses joueurs. Selon lui, cette situation prévalait quand il jouait et a continué de se perpétuer par la suite. Avec Bob Gainey comme directeur général et Jacques Martin comme entraîneur-chef, rien n’indique un changement de mentalité, bien au contraire. Gainey a connu une grande carrière grâce à son jeu défensif tandis que Jacques Martin s’est toujours fait un devoir d’insister sur la responsabilité défensive de ses joueurs. Peut-être considère-t-il qu’il n’a pas les éléments en main pour faire autrement avec le Canadien, mais permettez-moi de mettre en doute cette hypothèse. Quand il dirigeait les Sénateurs d’Ottawa, pourtant fort nantis à l’attaque, Martin a continuellement insisté sur la défensive. Et quand je lis que Guillaume Latendresse bénéficie de nombreux surnombres au Minnesota, comme il n’en a jamais vu à Montréal, je me dis que mon interlocuteur avait peut-être raison.
Un mot en terminant sur Latendresse. Il est dommage que ce soit le Wild qui profite actuellement du passage du gros attaquant à Montréal. Avec le Canadien, Latendresse a vécu continuellement sous les feux de la rampe, ce qui ne sera pas sans l’aider dans l’avenir. Le Canadien a-t-il commis une bévue? L’erreur du Canadien aura été de lui demander de jouer selon un style qui ne lui convenait pas. Malgré son gabarit imposant, Latendresse n’a jamais été et ne sera jamais un joueur robuste. Ce n’est tout simplement pas dans sa nature et de toute façon, ce n’est pas ce qui l’a amené dans la Ligue nationale. Latendresse se sert de son corps pour protéger la rondelle. Son habileté avec son bâton est sa principale qualité. Il lui restait à apprendre à bien lire le jeu et à bien se placer sur la glace, ce qu’il n’a pas trop de difficultés à assimiler au Minnesota, semble-t-il!
Plusieurs observateurs se demandent pourquoi le Canadien est incapable de faire produire des joueurs à Montréal alors que dans plusieurs cas, ils réussissent à se faire valoir sous d’autres cieux. Les noms de Mike Ribeiro, Mikael Grabowsky, François Beauchemin, Stéphane Robidas me viennent en tête. Si on remonte à un peu plus loin, John LeClair représente l’exemple type du joueur qui a réussi à s’émanciper après son départ de Montréal.
Il y a un petit bout de temps que je me demande si effectivement Montréal a un effet pervers sur les joueurs, particulièrement ceux dont le travail est concentré à l’attaque. Il y a une dizaine d’années, un ancien membre du Canadien des années 1980 me faisait une remarque selon laquelle l’organisation « retenait » ses joueurs. Selon lui, cette situation prévalait quand il jouait et a continué de se perpétuer par la suite. Avec Bob Gainey comme directeur général et Jacques Martin comme entraîneur-chef, rien n’indique un changement de mentalité, bien au contraire. Gainey a connu une grande carrière grâce à son jeu défensif tandis que Jacques Martin s’est toujours fait un devoir d’insister sur la responsabilité défensive de ses joueurs. Peut-être considère-t-il qu’il n’a pas les éléments en main pour faire autrement avec le Canadien, mais permettez-moi de mettre en doute cette hypothèse. Quand il dirigeait les Sénateurs d’Ottawa, pourtant fort nantis à l’attaque, Martin a continuellement insisté sur la défensive. Et quand je lis que Guillaume Latendresse bénéficie de nombreux surnombres au Minnesota, comme il n’en a jamais vu à Montréal, je me dis que mon interlocuteur avait peut-être raison.
Un mot en terminant sur Latendresse. Il est dommage que ce soit le Wild qui profite actuellement du passage du gros attaquant à Montréal. Avec le Canadien, Latendresse a vécu continuellement sous les feux de la rampe, ce qui ne sera pas sans l’aider dans l’avenir. Le Canadien a-t-il commis une bévue? L’erreur du Canadien aura été de lui demander de jouer selon un style qui ne lui convenait pas. Malgré son gabarit imposant, Latendresse n’a jamais été et ne sera jamais un joueur robuste. Ce n’est tout simplement pas dans sa nature et de toute façon, ce n’est pas ce qui l’a amené dans la Ligue nationale. Latendresse se sert de son corps pour protéger la rondelle. Son habileté avec son bâton est sa principale qualité. Il lui restait à apprendre à bien lire le jeu et à bien se placer sur la glace, ce qu’il n’a pas trop de difficultés à assimiler au Minnesota, semble-t-il!
mardi 12 janvier 2010
McGwire et les Cards
McGWIRE : PAS UN MAUVAIS CHOIX POUR LES CARDS!
Personne n’a vraiment été étonné des révélations de Mark McGwire. Il était prévisible que l’ancien recordman des circuits s’adresse aux médias avant le début du camp d’entraînement, question de se soulager un tant soit peu des questions impertinentes des journalistes qui inévitablement vont se ruer vers McGwire. Je ne pense pas que McGwire se soit complètement soustrait à la curiosité des médias (ce ne sera jamais le cas d’ailleurs selon moi!) mais au moins il a acheté à la fois un peu de temps et de capital politique.
Maintenant qu’il est passé aux aveux, qu’en est-il pour la suite des choses? McGwire revient cette saison sans le monde du baseball à titre d'instructeur des frappeurs avec les Cards de St.Louis. Il revient en pays de connaissance puisqu’il travaillera sous les ordres du gérant Tony LaRussa. Ce dernier l’a dirigé avec les A’s d’Oakland de même qu’avec les Cards. Est-ce que McGwire a les qualifications pour ce poste ou encore est-ce seulement une faveur de la part des Cards et de LaRussa? Sans évidemment être dans le secret des dieux, je pense qu’il y a un peu des deux. McGwire a permis à LaRussa de gagner plusieurs matchs à Oakland et St.Louis. Et LaRussa est extrêmement fidèle envers ceux qui l’ont aidé au fil des ans. Par exemple, Dave Duncan et Dave McKay sont deux instructeurs qui sont avec lui depuis fort longtemps et qui l’ont suivi d’Oakland à St.Louis. Quant à ses aptitudes techniques, il avait un certain talent au départ. Quoi qu’on dise sur sa consommation de produits dopants, McGwire a tout de même été un choix de première ronde au repêchage de juin 1984 et il a représenté les Etats-Unis aux Olympiques de Los Angeles ce même été alors que le baseball était un sport de démonstration. Certains diront que McGwire était un joueur unidimensionnel qui était incapable de faire autre chose que de frapper des circuits. Ca me rappelle les éclaireurs de la LNH qui racontaient dans les années 1980 que tout ce que Luc Robitaille savait faire, c’était compter des buts!! McGwire savait très bien ce qu’il faisait quand il se présentait au bâton. Il suffit de constater le nombre de buts sur balles qu’il a amassé au cours de sa carrière, à un taux plus élevé que la moyenne des joueurs. Je me souviens très bien d’une présence en particulier en 1997 qui m’avait fortement impressionné. C’était en août 1997 et McGwire venait d’arriver à St.Louis en provenance d’Oakland dans une transaction. Les Cards affrontaient les Marlins à Miami. Le match était en début de neuvième et MGwire s’était amené au bâton contre Robb Nen, le releveur numéro un des Marlins. Nen possédait une excellente balle rapide. J’étais convaincu que Nen défierais McGwire avec sa rapide à l’intérieur, croyait que ce dernier ne pourrait tourner les hanches assez rapidement pour tirer la balle. Nen prit les devants 0-2 sur deux rapides à l’intérieur. Le lanceur des Marlins en a lancé une troisième, une balle qui a été catapultée très très loin au champ gauche. McGwire avait tendu un guet-apens à Nen et celui-ci était tombé dedans. Si Nen était revenu avec un tir à effet en plein centre, McGwire aurait été déjoué. Tout cela pour vous dire que McGwire avait une bonne idée de ce qui se passait dans la tête du lanceur et que s’il est en mesure de transmettre ses connaissances, il sera un bon instructeur des frappeurs.
Finalement, relativement au Temple de la Renommée, je suis encore ambivalent quant à ses chances. Actuellement, je suis convaincu qu’il y a des membres du Panthéon qui ont utilisé des produits dopants. McGwire a les chiffres pour entrer à Cooperstown. Son passage devant le congrès américain ne l’a certes pas aidé. Le temps et un peu de recul ont toujours été de bons conseillers dans pareilles circonstances.
Personne n’a vraiment été étonné des révélations de Mark McGwire. Il était prévisible que l’ancien recordman des circuits s’adresse aux médias avant le début du camp d’entraînement, question de se soulager un tant soit peu des questions impertinentes des journalistes qui inévitablement vont se ruer vers McGwire. Je ne pense pas que McGwire se soit complètement soustrait à la curiosité des médias (ce ne sera jamais le cas d’ailleurs selon moi!) mais au moins il a acheté à la fois un peu de temps et de capital politique.
Maintenant qu’il est passé aux aveux, qu’en est-il pour la suite des choses? McGwire revient cette saison sans le monde du baseball à titre d'instructeur des frappeurs avec les Cards de St.Louis. Il revient en pays de connaissance puisqu’il travaillera sous les ordres du gérant Tony LaRussa. Ce dernier l’a dirigé avec les A’s d’Oakland de même qu’avec les Cards. Est-ce que McGwire a les qualifications pour ce poste ou encore est-ce seulement une faveur de la part des Cards et de LaRussa? Sans évidemment être dans le secret des dieux, je pense qu’il y a un peu des deux. McGwire a permis à LaRussa de gagner plusieurs matchs à Oakland et St.Louis. Et LaRussa est extrêmement fidèle envers ceux qui l’ont aidé au fil des ans. Par exemple, Dave Duncan et Dave McKay sont deux instructeurs qui sont avec lui depuis fort longtemps et qui l’ont suivi d’Oakland à St.Louis. Quant à ses aptitudes techniques, il avait un certain talent au départ. Quoi qu’on dise sur sa consommation de produits dopants, McGwire a tout de même été un choix de première ronde au repêchage de juin 1984 et il a représenté les Etats-Unis aux Olympiques de Los Angeles ce même été alors que le baseball était un sport de démonstration. Certains diront que McGwire était un joueur unidimensionnel qui était incapable de faire autre chose que de frapper des circuits. Ca me rappelle les éclaireurs de la LNH qui racontaient dans les années 1980 que tout ce que Luc Robitaille savait faire, c’était compter des buts!! McGwire savait très bien ce qu’il faisait quand il se présentait au bâton. Il suffit de constater le nombre de buts sur balles qu’il a amassé au cours de sa carrière, à un taux plus élevé que la moyenne des joueurs. Je me souviens très bien d’une présence en particulier en 1997 qui m’avait fortement impressionné. C’était en août 1997 et McGwire venait d’arriver à St.Louis en provenance d’Oakland dans une transaction. Les Cards affrontaient les Marlins à Miami. Le match était en début de neuvième et MGwire s’était amené au bâton contre Robb Nen, le releveur numéro un des Marlins. Nen possédait une excellente balle rapide. J’étais convaincu que Nen défierais McGwire avec sa rapide à l’intérieur, croyait que ce dernier ne pourrait tourner les hanches assez rapidement pour tirer la balle. Nen prit les devants 0-2 sur deux rapides à l’intérieur. Le lanceur des Marlins en a lancé une troisième, une balle qui a été catapultée très très loin au champ gauche. McGwire avait tendu un guet-apens à Nen et celui-ci était tombé dedans. Si Nen était revenu avec un tir à effet en plein centre, McGwire aurait été déjoué. Tout cela pour vous dire que McGwire avait une bonne idée de ce qui se passait dans la tête du lanceur et que s’il est en mesure de transmettre ses connaissances, il sera un bon instructeur des frappeurs.
Finalement, relativement au Temple de la Renommée, je suis encore ambivalent quant à ses chances. Actuellement, je suis convaincu qu’il y a des membres du Panthéon qui ont utilisé des produits dopants. McGwire a les chiffres pour entrer à Cooperstown. Son passage devant le congrès américain ne l’a certes pas aidé. Le temps et un peu de recul ont toujours été de bons conseillers dans pareilles circonstances.
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